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Les syndicats mettent en cause la sécurité à la mine d’or Beatrix d’État-Libre, en Afrique du Sud. Photo : Sibanye-Stillwater

Afrique du Sud : revendications pour une meilleure sécurité alors que près de 1.000 mineurs sont restés bloqués

02.02.2018

Les syndicats d’Afrique du Sud appellent à une remise en question urgente de la sécurité après qu’environ 1.000 mineurs ont été piégés sous terre pendant plus de 24 heures au sein de la mine d’or Sibanye-Stillwater Beatrix en État-Libre.

L’ensemble des 955 mineurs avait pu être remontés à la surface vers six heures du matin ce vendredi 2 février après avoir été bloqués au fond de la mine à la suite d’une tempête dans la nuit du 31 janvier qui avait provoqué une panne d’électricité.

“Ils sont tous en bonne santé mais sont tout bonnement épuisés et se reposent chez eux,” a indiqué l’affilié d’IndustriALL Global Union, le Syndicat national des mineurs (NUM). “Le NUM s’inquiète qu’il n’y ait pas eu de mesures ou de plan d’urgence prévu pour traiter ce genre d’incident.”

Rien que la semaine dernière, au moins 30 mineurs ont été pris au piège pendant douze heures à la mine Harmony Phakisa, également en État-Libre. Tous les ans depuis 2012, plus de 70 personnes sont mortes sous terre en Afrique du Sud à la suite d’accidents miniers. Le nombre de décès dans les mines sud-africaines a augmenté en 2016 et 2017 après des années de diminution.

“Le NUM est extrêmement préoccupé par les mesures de sécurité au sein de l’ensemble des compagnies minières d’Afrique du Sud. Nous appelons le Département des Ressources Minières, en tant que régulateur du secteur, à conduire un audit des infrastructures au sein de toutes les entités minières pour voir si elles sont en état de traiter ce type d’incidents lorsqu’ils surviennent.”

Entretemps, l’affilié d’IndustriALL, le Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud  (NUMSA), exige que la mine Sibanye-Stillwater Beatrix reste fermée dans l’attente d’une enquête exhaustive.

“Nous appelons le Département des Ressources Minières à conduire une enquête rigoureuse avant d’autoriser la mine à poursuivre ses activités habituelles. Il doit également enquêter sur la raison pour laquelle la mine ne possédait apparemment pas de générateur de secours lorsque la coupure d’électricité s’est produite.”

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union, Kemal Özkan, a déclaré :

“Nous sommes alarmés par le nombre croissant de morts au sein de l’industrie minière sud-africaine et ce dernier incident doit servir d’avertissement clair aux compagnies minières qui doivent passer en revue et renouveler leurs procédures de sécurité afin de prévenir une possible catastrophe à l’avenir.”