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Les syndicats allemands et finlandais se battent contre les suppressions d'emplois chez Nokia Siemens

11.02.2012

Le fabricant germano-finlandais d'équipement de télécoms Nokia Siemens Networks (NSN) a déclaré le 7 février que le plan mondial de restructuration annoncé précédemment amènerait la suppression de 2.900 emplois en Allemagne et de 1.200 en Finlande.

ALLEMAGNE/FINLANDE: Le 7 février, Nokia Siemens Networks (NSN), le fabricant germano-finlandais d'équipement de télécoms, a déclaré que l'entreprise allait supprimer 4.100 emplois en Allemagne et en Finlande. L'année dernière au début de novembre, l'entreprise avait déclaré que les réductions d'effectifs pourraient concerner 17.000 emplois sur une main-d'œuvre mondiale de 74.000 salariés.

En Allemagne, NSN prévoit de fermer 30 de ses usines allemandes, dont la plus grosse à Munich, qui emploie environ 3.600 salariés. Le travail sera concentré dans les cinq usines restantes. L'affilié de la FIOM, IG Metall, et le comité d'entreprise ont organisé des protestations continuelles contre l'annonce des suppressions. Le 1er février, les manifestations qui ont commencé à Munich ont rassemblé environ 2.000 participant(e)s et attiré l'attention des médias. Des actions identiques ont eu lieu dans plusieurs autres villes, notamment à Berlin, Leipzig et Bruchsal. L'usine de Munich et les autres usines menacées ont obtenu un soutien solidaire total, et notamment la participation aux manifestations de collègues qui ne sont pas directement menacés.

IG Metall et le comité d'entreprise ont présenté les demandes suivantes au NSN:

  • une analyse approfondie de la situation économique actuelle,
  • la révision des plans de fermeture, notamment pour Munich où le NSN a son siège en Allemagne,
  • des changements importants dans la gestion qui est de toute évidence responsable des problèmes économiques qui ont conduit à la crise pour l'entreprise, et
  • la participation active de l'ancien propriétaire Siemens (qui détient 50 pour cent de NSN) pour trouver une solution de responsabilitépour l'emploi et la gestion future de NSN.

En Finlande, les syndicats envisagent deux voies. Un processus juridique avec des négociations dans l'entreprise entre la direction et les délégués syndicaux de NSN, ce qui inclut les affiliés de la FIOM, Finnish Metalworkers' Union, Trade Union Pro, Union of Professional Engineers in Finland (UIL) and Tekniikan Akateemisten Liitto (TEK), signataires de la convention collective avec l'entreprise.  

Le second processus consiste à trouver des emplois et d'autres possibilités aux travailleurs et travailleuses touché(e)s au moyen de négociations tripartites entre la direction, les syndicats concernés et le ministère de l'Emploi et de l'Économie.

NSN employait en Finlande à la fin de 2011, 7.200 salariés. Les réductions pourraient toucher 700 personnes à Espoo, 150 à Oulu et 350 à Tampere.