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Un des travailleurs blessés lors des violentes attaques

Safiea Parvin, Vice President of the NGWF, was one of those injured.

Plus de 50 personnes ont été blessées lors des agressions

Safiea Parvin, Vice President of the NGWF, was one of those injured.

Travailleur montrant les blessures infligées à son dos

Travailleurs agressés en convalescence à l’hôpital

Un homme se rétablissant à l’hôpital des coups reçus durant les agressions

Une femme en convalescence à l’hôpital

A worker at the Haesong factory is led away.

L’affilié à IndustriALL dans le secteur de la confection, la NGWF, tenant une conférence de presse le lendemain des agressions ayant eu lieu le 16 août à Gazipur, au Bangladesh

Bangladesh: des travailleurs du textile de chez Haesong victimes d’agression

23.08.2017

Plus de 50 travailleurs de la confection employés chez Haesong Corporation Ltd., au Bangladesh, ont été blessés après avoir été agressés par des voyous engagés pour cela lors d’une manifestation pacifique contre le fabricant de pull-over ayant eu lieu le 16 août. 

Le sit-in et la grève qui se sont déroulés à l’extérieur du siège de la compagnie publique coréenne à Hizalhati, Gazipur, ont été organisés par l’affilié à IndustriALL Global Union, la Fédération nationale des travailleurs de la confection (NGWF).  

La secrétaire générale et la vice-présidente de la NGWF font partie des personnes blessées. En outre, un organisateur, également membre de la Fédération, a été enlevé puis libéré plusieurs heures plus tard, à 21 heures. Malgré de multiples demandes, la police locale a refusé d’enregistrer les plaintes des travailleurs au sujet du kidnapping ou des agressions.  

La manifestation fait suite au conflit en cours avec la compagnie Haesong, qui a suspendu de leur fonction, le 4 avril, 218 travailleurs ayant exigé le paiement de leurs congés non pris durant 2016.

Haesong a présenté aux travailleurs une lettre de « justification » les informant qu’ils étaient suspendus au motif de fausses accusations, y compris d’arrêt de travail. Les travailleurs ont répondu à cette lettre mais la compagnie n’a toujours pas réagi à leur réponse ni n’a officiellement licencié les travailleurs.

Le 22 juin 2017, suite à leurs protestations, les travailleurs ont obtenu un accord écrit avec la direction de l’usine, dans lequel elle s’engage à payer l’ensemble des cotisations et des indemnisations légales dues d’ici le 4 juillet 2017. La compagnie n’ayant pas respecté cette date, l’échéance a été reportée au 4 août. Néanmoins, les travailleurs n’ont toujours pas été payés, entrainant la manifestation du 16 août lors de laquelle les agressions ont eu lieu.

La NGWF a exhorté le gouvernement du Bangladesh à arrêter et à traduire en justice le propriétaire de l’usine, le directeur général et les agresseurs. Les représentants des travailleurs ont également demandé au gouvernement et à l’Association des fabricants et exportateurs du secteur textile au Bangladesh de prendre toutes les mesures pour que l’ensemble des sommes légales dues aux travailleurs de chez Haesong leur soient immédiatement payées. En outre, ils ont enjoint le Premier ministre du Bangladesh d’intervenir pour s’assurer que le propriétaire de Haesong ne s’enfuit pas du Bangladesh sans satisfaire les revendications des travailleurs.

Christina Hajagos-Clausen, directrice d’IndustriALL en charge de l’industrie textile et du vêtement, a déclaré: « IndustriALL condamne fermement les agressions des travailleurs de chez Haesong et l’enlèvement d’un syndicaliste. Haesong doit respecter les droits des travailleurs, réintégrer les travailleurs suspendus de leur fonction et leur verser immédiatement leurs cotisations et salaires. Le gouvernement doit prendre des mesures sévères contre les agresseurs ».

Amirul Haque Amin, président de la NGWF, a indiqué: « Tous les travailleurs suspendus de leur fonction devoient être réintégrés, et les salaires et cotisations en suspens immédiatement payés. La direction de l’usine doit prendre à sa charge toutes les dépenses liées aux traitements médicaux des travailleurs blessés. Dans l’intervalle, le gouvernement devrait enquêter et prendre des mesures contre le policier ayant refusé d’enregistrer les plaintes des travailleurs ».