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Le Président du Syndicat des travailleurs de l'industrie métallurgique, minière et chimique de Géorgie, Tamaz Dolaberidze, avec les manifestants

Des travailleurs géorgiens battus par des vigiles

11.10.2017

Plus de 200 travailleurs d'une firme fabriquant des portes et des fenêtres de Tbilissi, en Géorgie, ont obtenu justice pour les violences et les pressions qu'ils ont subies de la part de leur employeur et de la police.

Le 4 octobre, trois travailleurs ont été passés à tabac par des agents de sécurité après avoir rencontré le chef du service de surveillance pour demander une révision du calcul de leurs salaires.

Les travailleurs ont posé l'outil en signe de protestation. Les agents de sécurité les ont alors provoqués en les insultant, avant d'appeler la police.

Le 6 octobre, le représentant de l'employeur a frappé un autre travailleur venu protester après un bref échange verbal. L'incident a été enregistré par une caméra de surveillance.

La police a ouvert une enquête et les travailleurs ont contacté notre affilié, le Syndicat des travailleurs de l'industrie métallurgique, minière et chimique de Géorgie. Celui-ci a averti la Confédération géorgienne des syndicats, le ministère du Travail, de la Santé et des Affaires sociales de Géorgie et fourni une assistance juridique aux travailleurs.

Tamaz Dolaberidze, le Président du Syndicat des travailleurs de l'industrie métallurgique, minière et chimique de Géorgie a déclaré que c'est la troisième fois dans sa carrière de syndicaliste que des représentants de la direction battent des travailleurs.

"Il est inacceptable que des employeurs croient pouvoir utiliser la violence contre des travailleurs en toute impunité. Notre syndicat appuie les revendications des travailleurs qui réclament la sécurité sur le lieu de travail."

Après une manifestation devant les grilles de l'usine, le 7 octobre, les travailleurs et le syndicat ont été invités à une négociation qui a donné les résultats suivants :

  • Licenciement des deux agents de sécurité impliqués dans l'incident du 4 octobre, ainsi que de l'instigateur de l'incident du 6 octobre;
  • Suspension du contrat de travail du chef du service de surveillance avant la fin de l'enquête;
  • Révision de la situation des travailleurs et de la situation légale par le syndicat, la direction prenant toutes les recommandations en considération.

À l'annonce de l'accord, les travailleurs ont décidé de reprendre le travail et de collaborer dorénavant avec le syndicat.

La société Albatross fabrique des portes et des fenêtres dans quatre sites de production à Tbilissi où elle emploie environ 250 personnes.