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Les mineurs de charbon demandent une plus grande attention à leur avenir

20.11.2015

Quarante délégué(e)s d’Australie, d’Allemagne, de Pologne, de Hongrie, de Russie, d’Ukraine, d’Espagne, d’Inde, d’Indonésie, du Viêt-nam, de Turquie, du Pakistan et d’Afrique du Sud se sont rassemblés au siège de l’affilié allemand de IndustriALL, IG BCE, à Hanovre, Allemagne, à la conférence mondiale sur l’extraction du charbon pour discuter des réponses syndicales aux défis rencontrés par les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats dans l’industrie minière du charbon.

Le secteur des mines de charbon fait face à plusieurs défis. La chute du marché des produits de base a provoqué un fléchissement des prix des matières premières, notamment du charbon. Les employeurs tentent de capitaliser sur cette situation pour obtenir des avantages qui rendent les conditions des mineurs de charbon plus précaires tout en démantelant leurs syndicats. En ce qui concerne le changement climatique, l’industrie est considérée comme l’un des plus grands facteurs d’émissions de CO2 directement liées au réchauffement mondial. Sous la pression, certains pays ont déjà annoncé la mise en place de politiques d’abandon progressif de l’extraction minière.

Andrew Vickers, président du secteur minier à IndustriALL Global Union et secrétaire général du syndicat australien des mines et de l’énergie CFMEU, a dit:

Cette conférence nous a permis non seulement d’identifier des problèmes et des questions, mais également de développer le cas échéant des politiques spécifiques, cohésive, réalisables, judicieuses et sensibles, des politiques propres à ces pays, des programmes et des stratégies pour s’opposer aux modèles élaborés et appliqués par les patrons et leurs juristes pour limiter toute réponse efficace venant de nous.”

Plusieurs facteurs contribuent au changement climatique et la simple fermeture des mines ne résoudra pas le problème du changement climatique, mais sera inévitablement à l’origine de bien d’autres problèmes.

La conférence a convenu que même si le charbon est de loin le plus grand facteur des émissions de CO2 dans le monde, ce n’est pas une raison pour pointer le charbon du doigt. Il y a une multitude d’autres facteurs qui contribuent aux émissions de CO2, et qui ne sont pas montrées du doigt comme le charbon. La fermeture de mines de charbon pourrait être une solution de facilité, mais il faut privilégier une approche plus structurée quand les emplois et la vie des travailleurs et travailleuses sont en jeu.

Prenant la parole à la conférence, Michael Vassiliadis, président de IG BCE a dit:

Pour nous, en tant que syndicats, la question cruciale consiste à savoir comment lier la protection du climat à de bons emplois dans l’industrie. Ce n’est qu’en traitant de pair la politique du climat, la politique économique et les questions sociales, et en assurant de manière égale leur promotion, que nous assurerons à ce monde et sa population un avenir viable.”

En réponse aux défis identifiés à la conférence, the participant(e)s ont adopté une déclaration comportant une série de fortes revendications sur les questions et les préoccupations soulevées à la conférence.

Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL Global Union a fait le commentaire suivant:

Nous réaffirmons la position politique de soutien de IndustriALL aux critères de l’OIT pour une Juste Transition. Nous nous assurerons que des mesures concrètes seront prises pour réduire les émissions au-dessous du seuil de 2°C d’augmentation de la température, notamment par un financement approprié et un investissement dans des technologies pour obtenir une réduction de la combustion de charbon. Nous voulons également assurer une Juste Transition aux travailleurs et travailleuses et à leurs communautés avec tout ce que cela implique en termes de transformation industrielle et de protection sociale. La santé et la sécurité constituent une autre question importante et nous voulons réaffirmer notre engagement à la ratification et l’application réelle de la convention 176 de l’OIT.”