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Les syndicats aussi bien que les compagnies du secteur minier veulent améliorer les relations sociales

28.01.2016

Le syndicat des mineurs mexicains et plus de 40 compagnies du secteur partagent le même objectif : prendre à bras le corps les problèmes engendrés aussi bien pour les travailleurs que les entreprises par l’économie mondiale. C’est ce qui figurait à l’ordre du jour de leur rencontre tenue du 21 au 23 janvier pour discuter de la manière d’améliorer les relations sociales.

Napoleón Gómez Urrutia, président du syndicat mexicain des mineurs et des métallurgistes (SNTMMSRM), affilié à IndustriALL, a pris la parole lors de la Réunion annuelle pour la coopération et la coresponsabilité au niveau des activités syndicales et entrepreneuriales au Mexique.

Il faut des syndicats et des entreprises, mais aussi une attitude plus juste et équitable. Tout ne peut pas être réduit à la production et aux bénéfices. Les affaires ne devraient pas reposer sur de l’exploitation et de l’injustice. Nous voulons un avenir plus sûr et plus soutenable pour tous,

a déclaré Napoleón Gómez Urrutia lors de la réunion.

Les dirigeants syndicaux et les hautes directions des entreprises minières, métallurgiques et sidérurgiques se sont rencontrés pour la quatrième année consécutive à Vancouver au Canada. Dans un esprit de coopération, d’engagement et de sens des responsabilités de part et d’autre, ils ont pu se mettre d’accord sur des stratégies visant à améliorer les relations sociales.

Ils ont débattu de l’importance des droits des travailleurs et de l’intérêt des entreprises et ont évoqué des problématiques telles que la création d’emplois décents, la productivité, la notion de genre, la santé et la sécurité et les rémunérations. Les salaires au Mexique sont les plus bas des Amériques.

Napoleón Gómez Urrutia a déclaré :

Notre objectif est de garantir les droits fondamentaux des travailleurs. Les syndicats ne sont pas les ennemis des entreprises. Nous avons montré comment nous pouvons prospérer en travaillant côte à côte. Le syndicat des mineurs n’est pas un obstacle à la productivité, à l’égalité ou à la paix sociale.

Les deux parties sont convenues du besoin de mettre un terme aux conflits du travail dans l’industrie minière. Les représentants des entreprises ont déclaré être prêts à intervenir auprès du Président Enrique Peña Nieto pour que Napoleón Gómez Urrutia soit autorisé à revenir au Mexique afin qu’il puisse continuer à promouvoir les droits des travailleurs dans son propre pays.

Fernando Lopes, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL a dit de la rencontre :

Avec de telles initiatives, le syndicat des mineurs du Mexique montre une nouvelle fois qu’il est un syndicat moderne, capable de promouvoir le développement de son pays tout en défendant les droits des travailleurs.

IndustriALL Global Union salue et soutient les accords passés lors de la réunion de Vancouver et appelle le gouvernement mexicain à prendre des mesures concrètes pour résoudre le conflit avec le syndicat et ses dirigeants.