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Les parties signent l’accord OCDE

Les parties signent l’accord OCDE

Représentants d’Indocement/HeidelbergCement, d’IndustriALL et de ses affiliés indonésiens

Représentants d’Indocement/HeidelbergCement, d’IndustriALL et de ses affiliés indonésiens

Les parties signent l’accord OCDE Représentants d’Indocement/HeidelbergCement, d’IndustriALL et de ses affiliés indonésiens

Les travailleurs cimentiers indonésiens vont bénéficier de l’accord OCDE

26.05.2014

Les travailleurs cimentiers indonésiens peuvent espérer un avenir meilleur chez Indocement/HeidelbergCement après l’accord trouvé à la suite d’une plainte déposée auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Des représentants d’IndustriALL Global Union, de son affilié Indocement Union (SP-ITP) et de la Confédération des Syndicats indonésiens (CITU-KSPI) ainsi que d’Indocement/HeidelbergCement sont parvenus à un accord sur un conflit de longue haleine. Sa signature a eu lieu le 21 mai à Berlin, en Allemagne, à la suite de la médiation menée par le Point de Contact national (PCN) allemand de l’OCDE.

Matthias Hartwich, Directeur chez IndustriALL déclare :

Cet accord ouvre la porte à une meilleure collaboration entre les syndicats et la direction d’Indocement. Mais soyons clairs : ce n’est pas une fin en soi, c’est le début d’un processus de coopération entre les parties. IndustriALL, le PCN allemand de l’OCDE et tous les participants à la négociation ont y contribué pour leur part. Maintenant, les partenaires sur le terrain chez Indocement ont l’opportunité et le devoir d’enterrer les vieilles querelles et de trouver de nouvelles méthodes de collaboration pour le bien des travailleurs.

Les relations entre l’entreprise et le syndicat au sein de l’usine indonésienne, qui est le deuxième plus gros producteur cimentier du pays, se sont radicalement détériorées à la suite de différents incidents consécutifs à un conflit datant de 2012 et lié à des questions de négociation collective.

Comme la direction locale d’Indocement, qui est une filiale de l’entreprise allemande HeidelbergCement, ne s’est pas montrée disposée à trouver une solution au conflit, allant même jusqu’à soutenir ouvertement des militants anti-syndicaux, les affiliés indonésiens d’IndustriALL et IndustriALL elle-même ont déposé une plainte auprès de l’OCDE en mai 2013 et sollicité la médiation du PCN allemand.

Celui-ci a insisté pour qu’on ne “juge” pas le passé mais bien qu’on se tourne vers l’avenir en trouvant la voie d’une meilleure collaboration entre Indocement et les syndicats ainsi qu'en aidant les salariés à dépasser un certain scepticisme par rapport à une implication auprès d’un syndicat ou une certaine crainte d’être membre d’une telle organisation.

Dans le même temps, les signataires sont convenus “d’enterrer le passé” et de travailler conjointement pour offrir de meilleures perspectives aux salariés d’Indocement.

Les Principes directeurs pour les entreprises multinationales de l’OCDE sont contraignants, même lorsque l’on opère en dehors de l’OCDE. Si une entreprise ne les respecte pas, les parties prenantes, dont les syndicats, sont habilitées à déposer une plainte et à demander une médiation neutre de la part d’un PCN de l’OCDE.

Dans ce cas, c’est le PCN allemand qui s’est trouvé en charge de la médiation puisque l’Indonésie ne fait pas partie de l’OCDE.

Les participants au processus de médiation de Berlin, dirigé par le ministère allemand des Affaires économiques et assisté par les ministères du Travail et des Relations extérieures, incluaient des représentants d’IndustriALL Global Union ainsi que de ses affiliés indonésiens, le DRH d’HeidelbergCement au plan mondial et le DRH d’Indocement.