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Les travailleurs de Shell au Pakistan font campagne contre le travail précaire le 7 octobre 2017

Les travailleurs contractuels de Shell, laissés pour compte de la foire aux profits

01.02.2018

Alors que la Royal Dutch Shell Plc annonce des bénéfices record depuis l'effondrement du marché pétrolier, IndustriALL Global Union appelle la compagnie à créer des emplois permanents pour son personnel, composé en majorité de travailleurs contractuels.

Le géant du pétrole et du gaz a fait état, le 1er février, d'un bénéfice de 13 milliards $ pour 2017, contre 4,5 milliards en 2016.

"Shell a promis à ses actionnaires un dividende en espèces, mais les 190.000 travailleurs contractuels de Shell dans le monde ne peuvent même pas compter sur un emploi sûr," déclare Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d'IndustriALL, qui représente 50 millions de travailleurs de l'énergie, de la mine et des secteurs manufacturiers.

Les travailleurs contractuels de Shell sont plus de deux fois plus nombreux que les permanents. Les derniers chiffres donnés par la compagnie sont de 190.000 contractuels pour 85.000 permanents.

Shell elle-même reconnaît que ce sont les sous-traitants qui effectuent les travaux les plus dangereux et qui ont les taux les plus élevés de blessures et d'accidents mortels.

En Irak, les temporaires peinent plus longtemps que les autres par des températures délétères, et au Pakistan, ils doivent travailler par équipes de 12 heures au lieu de 8, et 6 heures par semaine sans primes.

Les travailleurs employés indirectement par Shell au Nigéria sont licenciés avec une indemnité d'un mois de salaire, alors que certains ont travaillé pour elle 25 à 30 ans.

"Nous appelons Shell à renoncer à sa politique de travail précaire et à assumer l'entière responsabilité de tous ses travailleurs. Shell est tributaire des travailleurs temporaires et ces temporaires devraient pouvoir compter sur Shell. Ils ont droit à un emploi permanent et à un avenir sûr," ajoute Kemal Özkan.

Sources :