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Mine de TauTona en Afrique du Sud, la mine la plus profonde du monde. Photo : Flickr/Zadi Diaz

Mines : une première étude montre que les syndicats sauvent des vies

14.03.2017

Les conclusions d’une étude préliminaire ont confirmé le message de la campagne d’IndustriALL Global Union sur la santé et la sécurité dans les mines : les syndicats sauvent des vies.

De nouvelles recherches ont découvert des preuves solides que des délégués à la sécurité soutenus par un syndicat se montraient plus efficaces pour la prise en compte et la résolution d’importantes questions de sécurité que des délégués agissant seuls.

Ce projet d’étude comparative, mené par le Professeur David Walters de l’Université de Cardiff University, s’est basé sur les expériences de délégués à la santé et la sécurité de cinq pays : l’Australie, le Canada, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud. Cette étude a impliqué des rencontres avec des syndicalistes au plan national et régional, des mineurs et des inspecteurs du gouvernement ainsi que d’autres acteurs clés.

L’étude a également montré que les directions des mines ne jouaient pas leur rôle de facilitateur et qu’en conséquence les délégués à la santé et à la sécurité étaient privés du bénéfice de ce soutien.

“Cette étude bienvenue renforce le message qui est le nôtre que les syndicats jouent un rôle clé au niveau de la conscientisation et de la formation à la santé et la sécurité. Notre conviction est que les travailleurs ont le droit, les employeurs l’obligation et les gouvernements la responsabilité d’améliorer la sécurité dans les mines,” a indiqué le directeur du département des mines d’IndustriALL, Glen Mpufane.

Cet actuel rapport international, qui est la première étape d’un projet de recherche qui en compte deux, concerne une étude exploratoire s’attachant au rôle des représentants des travailleurs du secteur minier dans une série d’économies nationales et sur la façon dont celui-ci est soutenu ou limité au plan local, national et international.

Cette étude tend à déterminer la manière dont les quatre droits fondamentaux contenus dans la Convention 176 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sont encouragés ou soumis à restriction. Ces quatre droits fondamentaux des travailleurs sont :

  1. Le droit de refuser d’effectuer des tâches dangereuses.
  2. Le droit à l’éducation et à la formation.
  3. Le droit à l’information.
  4. Le droit à la représentation et à la participation.

Les auteurs de l’étude, le Professeur Walters et le Professeur Richard Johnstone de la Faculté de Droit de l’Université de Technologie du Queensland / Université nationale australienne, ont livré leurs premières conclusions lors d’un atelier financé par la FES et tenu ce 7 mars à Johannesburg, en Afrique du Sud. Cet atelier, organisé par le Centre pour la Durabilité dans les Mines et l’Industrie de l’Université du Witwatersrand en collaboration avec IndustriALL, a vu la participation de délégués à la santé et la sécurité ainsi que de responsables du Syndicat national des mineurs (NUM), du Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (NUMSA), du Bureau de l’OIT pour l’Afrique orientale et australe, de la Chambre des Mines d’Afrique du Sud et de praticiens de la formation à la santé et la sécurité.