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Les travailleurs et travailleuses d’Indonésie descendent dans la rue par milliers en février 2014 pour exiger des salaires plus élevés et une meilleure assurance maladie. Photo: IndustriALL

Pourquoi les travailleurs n’ont-ils pas droit de cité à Davos?

13.01.2015

Alors que les responsables des gouvernements et du monde des affaires s’apprêtent à se rendre à Davos pour le Forum économique mondial, le thème de cette année portant sur le ‘nouveau contexte mondial’ ignore les travailleurs et travailleuses. 

“La prospérité dans le monde repose sur les travailleurs et travailleuses qui se sentent impuissants,” dit Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, qui participera aux réunions du Forum à Davos.

Dans le nouveau contexte mondial, les travailleurs et travailleuses se sentent de plus en plus exclus des structures et des entreprises. Les salaires chutent alors que les bénéfices des entreprises et les salaires des directeurs généraux flambent, ce qui avive un manque de confiance dans les entreprises multinationales et la possibilité des gouvernements d’assurer un contrôle.

“Des centaines de millions de personnes travaillent dur avec des salaires de misère, occasionnant des souffrances et un malaise social, ce qui est mauvais pour les entreprises,” ajoute Raina.

IndustriALL, qui représente 50 millions de travailleurs et travailleuses dans le monde, se bat pour obtenir des salaires décents, réduire les inégalités de revenus, améliorer la croissance économique et créer de nouveaux emplois.

Une poignée d’entreprises multinationales admet que les salaires ne sont pas viables à leur niveau actuel dans de nombreux pays en développement. C’est pourquoi IndustriALL travaille avec des marques mondiales de vêtements comme H&M et Inditex, pour qu’elles versent des salaires permettant de vivre aux travailleuses et travailleurs de la confection employés dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Dans le monde entier, l’emploi stable est remplacé par des emplois temporaires avec de bas salaires et sans possibilité de carrière, sans sécurité d’emploi ou de prestations sociales. Les jeunes, en particulier, estiment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi décent et stable.

“On ne peut pas construire une économie sur des salaires de misère et des emplois précaires,” dit Raina.  “Un développement mondial intégral et viable repose sur une relation constructive entre l’entreprise et ses salariés. Les syndicats jouent un rôle essentiel pour assurer une répartition juste des fruits de la production industrielle, et doivent être considérés comme des partenaires de l’entreprise et non comme des rivaux.”

IndustriALL travaille avec des entreprises multinationales pour réaliser cet équilibre. Nous avons conclu des accords-cadres mondiaux avec 43 multinationales, parmi lesquelles des partenaires industriels au Forum économique mondial, GDF Suez, Siemens, Volkswagen et Statoil, pour protéger les intérêts des salariés dans toutes les activités et les chaînes d’approvisionnement de ces entreprises multinationales.

“Dans un monde confronté au changement climatique, les travailleurs et travailleuses et les personnes les plus pauvres de la société sont les plus vulnérables,” dit Raina. “IndustriALL Global Union demande aux responsables des gouvernements et des entreprises présents à Davos de prendre conscience et d’agir pour arrêter le réchauffement de la planète avant de subir une perte catastrophique de ressources dans un monde où les moyens diminuent.”

Fin

Pour tout renseignement complémentaire, Contact: Leonie Guguen, responsable des communications et des médias, IndustriALL Global Union. Tél.: +41 (0)22 308 50 24 Mobile: +41 (0) 79 137 54 36. Courriel: [email protected]