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Travailleurs manifestant devant la Chambre des mines, à Johannesburg, pour obtenir de meilleures conditions de santé et de sécurité.

Travailleurs manifestant devant la Chambre des mines, à Johannesburg, pour obtenir de meilleures conditions de santé et de sécurité.

Afrique du Sud: un syndicat exige l’amélioration des conditions de santé et de sécurité après le décès de quatre mineurs à la mine d’or Sibanye Stillwater

13.06.2018

Le nombre de décès survenus aux opérations de Sibanye Stillwater en 2018 dépasse celui des années précédentes durant lesquelles 11 mineurs étaient décédés en 2016 et neuf, en 2017. Dix-huit travailleurs sont déjà morts cette année, démontrant que les opérations de la compagnie constituent de plus en plus des lieux dangereux pour les mineurs.

Quatre mineurs ont été tués et un mineur est toujours porté disparu dans un autre accident survenu à la mine d’or Kloof Ikamva de Sibanye Stillwater, située à environ 60 kms de Johannesburg. Les quatre mineurs seraient décédés d’épuisement dû à la chaleur.

Glen Mpufane, Directeur d’IndustriALL en charge du secteur minier, a déclaré:

Les conditions dangereuses auxquelles Sibanye Stillwater continue de soumettre ses travailleurs sont inacceptables et désormais proche de la négligence. La compagnie doit s’efforcer de garantir en permanence la santé et la sécurité des mineurs avant de penser à engranger des bénéfices.

Dans une requête adressée à la Chambre des Mines le mois dernier, après le décès de sept travailleurs à la mine Masakhane, détenue par Sibanye Stillwater, le syndicat national des mineurs (NUM - National Union of Mineworkers) a exhorté la compagnie à élaborer un plan de mise en œuvre des exigences du Mines Health and Safety Council (Conseil sur la sécurité et la santé dans les mines).

Ce faisant, l’entreprise progresserait vers l’atteinte de l’objectif « zéro blessure ». De plus, la compagnie minière doit permettre aux travailleurs d’exercer leurs droits à l’information, l’éducation et la formation; à être représentés; et à refuser d’exercer un travail dangereux ou de pénétrer dans des lieux de travail dangereux. Le syndicat a également demandé à ce que l’industrie minière sud-africaine arrête de rappeler les représentants de la santé et de la sécurité dont le travail à plein-temps est nécessaire pour renforcer le contrôle exercé par les mineurs sur les questions de santé et de sécurité, ainsi que pour réduire le nombre d’accidents et de décès dans les mines.

Peter Bailey, président de la santé et de la sécurité du NUM, appelle le ministère des ressources minérales à prendre des mesures contre la compagnie minière et pour que des inspecteurs fassent des visites de contrôle de conformité des opérations détenues par la compagnie minière:

NUM est fortement bouleversé et indigné par ces morts. Ces décès sont inacceptables; nous ne vendons pas nos vies, nos membres ou nos poumons à l’industrie mais notre travail pour subvenir aux besoins de nos familles.