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Enchaînés les uns aux autres, des membres de Sintracarbón ont exigé des améliorations de la santé et de la sécurité au travail.

Colombie : Sintracarbón dénonce l’augmentation des accidents à El Cerrejón

31.08.2017

Déplorant 13 accidents en un mois, dont cinq le même jour, l’affilié d’IndustriALL Sintracarbón appelle à l’amélioration de la santé et de la sécurité à la mine d’El Cerrejón en Colombie. Il n’y a pas eu de décès, mais certains travailleurs ont subi des blessures invalidantes.

Le Syndicat national des travailleurs de l’industrie du charbon (Sintracarbón) a organisé une occupation pacifique du site de Coomeva, le prestataire de services de santé de la ville de Riohacha, en Colombie. Enchaînés les uns aux autres, les travailleurs ont demandé une réunion avec Coomeva et l’entreprise El Cerrejón pour discuter d’améliorations de la santé et de la sécurité au travail.

Le 23 août, l’entreprise a rencontré Coomeva et des délégués syndicaux. La réunion a vu la participation de vice-présidents de l’entreprise ainsi que de responsables de la mine de charbon, du port et du secteur de la manutention. Le syndicat a présenté des éléments photographiques probants et des données concernant les normes de l’équipement et les conditions de travail.

L’entreprise ne pratique pas le type d’exploitation minière responsable qu’elle prêche et ne respecte pas les normes de sécurité. La direction autorise toujours le recours à de l’équipement de médiocre qualité qui pose des questions en termes de maintenance,

disait le coordinateur du comité de sécurité de Sintracarbón, Igor Díaz López.

Sintracarbón a expliqué que la nouvelle politique de l’entreprise consistant à mettre l’objectif de production à un million a augmenté les cadences de travail, ce qui affecte directement les travailleurs et est à l’origine de ce nombre élevé d’accidents.

L’entreprise déclare ne pas donner la priorité à la productivité au détriment de la sécurité et du bien-être des travailleurs mais reconnaît que la situation décrite par le syndicat montre que l’entreprise “ne traite pas les questions de santé et sécurité comme elle le devrait”.

Elle a reconnu que sa nouvelle politique était une erreur et a accepté de procéder à des changements de sorte à ce que la maintenance et la production soient strictement en conformité avec les normes de sécurité. Des mesures seront prises dans l’esprit de celles suggérées par les travailleurs de manière à solutionner les problèmes. Nous espérons qu’elle va agir rapidement pour porter remède à la situation,

a conclu Díaz López.

Enfin, le directeur d'IndustriALL, Fernando Lopes, a déclaré à ce sujet:

"Nous ne pouvons pas permettre aux entreprises de continuer à fonctionner sans respecter les normes de sécurité au travail. La securité au travail est une des priorités d'IndustriALL Global Union, voilà pourquoi nous soutenons l'action de Sintracarbón".