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Les mineurs iraniens manifestent pacifiquement contre l'arrestation de leurs camarades à la mine de fer de Bafgh, dans la province de Yazd

Plus de 5.000 mineurs font grève pour protester contre les arrestations de leurs collègues et la privatisation de la mine de fer de Bafgh, dans la province de Yazd.

IndustriALL exige la libération de mineurs iraniens arrêtés

02.09.2014

IndustriALL Global Union demande au Président iranien de libérer les neufs mineurs arrêtés le 19 août pour avoir fait grève à la mine de minerai de fer de Bafgh, dans la province de Yazd, en Iran.

Plus de 5.000 mineurs ont posé l'outil en signe de soutien à leurs collègues détenus pour avoir participé à une grève de 40 jours plus tôt dans l'année.

IndustriALL a aussi appris avec inquiétude que des mandats d'arrêt ont été délivrés pour neuf autres mineurs.

Dans la lettre qu'il adresse au Président iranien Hassan Rouhani, le Secrétaire général d'IndustriALL, Jyrki Raina, écrit :

"Nous sommes totalement consternés par l'arrestation illégale de dizaines de mineurs et par l'escalade qu'a prise ce conflit avec l'envoi des forces anti-émeute sur le site de la mine en réaction à la grève déclenchée légitimement par les travailleurs en raison de précédentes arrestations opérées illégalement le 19 août.

"Il est important de noter que ces travailleurs ont été arrêtés pour s'être opposés à la volonté du gouvernement de privatiser l'entreprise et, par voie de conséquence, à la dégradation des conditions de travail des mineurs… En outre, tous les travailleurs qui ont été arrêtés devraient être remis en liberté sur le champ et sans conditions."

Les mineurs, en grève depuis ces arrestations, réclament aussi que 15 pour cent des revenus de la mine soient réinvestis dans la province de Yazd.

Les grévistes ont reçu un soutien sans précédent des habitants de Bafgh qui ont rejoint les mineurs et leurs familles pour un grand sit-in devant les bureaux du gouverneur.

IndustriALL condamne aussi le recours aux forces anti-émeute le 20 août pour disperser des manifestations pacifiques de soutien aux mineurs.  

Entre-temps, selon des rumeurs non confirmées, un des mineurs emprisonnés aurait été libéré la nuit dernière (1er septembre).