• Cet article est proposé en:
  • en
  • es
  • fr
  • ru

IndustriALL soutient la mobilisation des affiliés tunisiens contre un assassinat politique

31.07.2013

Après la grève générale pour protester contre l’assassinat du dirigeant de l’opposition, Mohammed Brahmi, victime du deuxième assassinat en six mois, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exigé la démission du gouvernement.

La Tunisie a observé une journée officielle de deuil national, le 26 juillet, en réponse aux coups de feu mortels tirés contre l’éminent dirigeant de l’opposition Mohammed Brahmi, qui était le coordonnateur général du Mouvement du peuple, membre de l’Assemblée constituante nationale, et une personnalité marquante de la coalition du Front populaire. Il était également connu pour critiquer ouvertement le parti au pouvoir Ennahda.

Un tireur non identifié à moto a tiré une balle mortelle sur Brahmi le 25 juillet devant chez lui près de la capitale Tunis. Âgé de 58 ans, il est de deuxième membre important du Front populaire de gauche tué par balles cette année.

L’UGTT a demandé la suspension de toutes les réunions et initiatives de dialogue national avant la réunion de la Commission administrative nationale de l’UGTT, lundi 29 juillet 2013, chargée d’évaluer la situation générale dans le pays et de prendre toute mesure jugée nécessaire et appropriée, ce qui a eu pour résultat une grève générale.

L’opposition, rendue furieuse par l’assassinat de deux dirigeants de gauche, Chokri Belaid en février et Mohamed Brahmi la semaine dernière, a rejeté plusieurs concessions et propositions de partage du pouvoir de la coalition dirigée par Ennahda.

“IndustriALL soutient fermement la mobilisation de ses affiliés tunisiens et leur confédération UGTT, et demande instamment aux autorités d’enquêter sur l’assassinat de Mohammed Brahmi et de s’assurer que les responsables passent en justice” a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

Cet assassinat fait suite à une longue série d’attaques contre des dirigeants syndicaux, des journalistes, des activistes politiques et de simples citoyens et citoyennes au cours des derniers mois. En février 2013, l’assassinat de Chokri Belaid qui avait été abattu en sortant de chez lui, avait déclenché des protestations qui ont amené la résignation du Premier ministre. Belaid était le secrétaire général de son parti, le Mouvement des patriotes démocrates.