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La grève des travailleurs israéliens de la chimie se termine par une victoire

03.06.2015

Le syndicat israélien Histadrut a réussi à sauver des centaines d’emplois dans la chimie par un accord conclu le 28 mai qui a mis fin à quatre mois de grève.

Environ 2.000 travailleurs et travailleuses s’étaient mis en grève le 2 février 2015 après la menace proférée par Israel Chemicals Limited (ICL) de mettre à pied des centaines de salariés de ses usines Dead Sea Works et Bromine Compounds situées dans le sud d’Israël.

Dans un nouvel accord entre ICL, Histadrut et les comités de salariés des deux usines, seules 38 personnes (19 dans chaque usine) seront mises à pied. Toutefois, elles ont jusqu’à la fin de l’année pour faire leur preuves quand leur emploi futur sera pris en considération. Toutes les personnes mises à pied recevront une indemnité de départ de 300 pour cent.

ICL emploie 4.500 personnes en Israël, parmi lesquelles 3.500 sont basées dans le sud du pays. En outre, 25.000 travailleurs et travailleuses dépendent de ICL pour leur emploi.

La victoire remportée protégera les travailleurs et travailleuses et l’économie dans le sud d’Israël, où le taux de chômage est élevé et où les possibilités de trouver un emploi sont faibles, dit le président de Histadrut, Avi Nissenkorn:

“Nous permettons à 2.000 personnes de retrouver leur emploi, le Sud gagne…À ce stade, personne n’a encore été mis à pied.”

Environ 100 travailleurs et travailleuses des deux usines seront forcés de partir à la retraite, en plus des 100 salariés qui ont déjà pris leur retraite ces derniers mois. Histadrut a pu obtenir un bien meilleur système d’indemnisation pour les retraités.

Le président du comité des salariés de Dead Sea Works, Armond Lankri, a dit: "Ce fut l’une des batailles les plus importantes…Heureusement, le pays tout entier nous a soutenu. Je suis heureux d’avoir pu mettre fin à une période difficile et réussi à maintenir le statut et les droits des travailleurs et travailleuses.”

Le président du comité des salariés de Bromine Compounds, Avner Ben-Senior, a dit: "Nous n’avons pas lutté pour de l’argent et une amélioration des conditions car il s’est agi d’un combat pour défendre un principe, à savoir qu’en premier lieu, une entreprise rentable ne doit pas licencier des travailleurs et travailleuses!”