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Le Comité exécutif d’IndustriALL demande la fin des contrats de protection et défend la démocratie syndicale

03.12.2018

Lors de sa réunion à Mexico, les 29 et 30 novembre, le Comité exécutif d’IndustriALL Global Union a appelé à mettre fin aux contrats de protection utilisés au Mexique, pris des mesures pour protéger la démocratie syndicale contre le nombre croissant de gouvernements néolibéraux au pouvoir à travers le monde, et s’est engagé à continuer la lutte contre la violence fondée sur le sexe.

Ce n’est pas un hasard si le Comité exécutif a tenu sa réunion à Mexico 48 heures seulement avant la prestation de serment du Président élu, Andrés Manuel Lopes Obrador.

« Ce nouveau gouvernement apportera une bouffée d’air frais face au nombre croissant de gouvernements néolibéraux oppressifs qui violent les droits des travailleurs dans le monde entier », a déclaré le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, dans l’allocution d’ouverture qu’il a prononcée devant 200 responsables syndicalistes en provenance des quatre coins de la planète.

Sanches et le Président d’IndustriALL, Jörg Hofmann, ont accueilli positivement le nouveau gouvernement du Mexique et salué les progrès réalisés en matière de renforcement de la démocratie syndicale. Ils ont également réservé un accueil chaleureux à Napoleón Gómez Urrutia, président de Los Mineros et membre du Comité exécutif, pour son retour au Mexique après 12 ans d’exil.

Les délégués ont organisé une campagne invitant le nouveau gouvernement progressiste du Mexique à s’efforcer de mettre un terme aux contrats de protection, qui freinent la liberté syndicale dans le pays.

Les membres du Comité ont manifesté leur soutien aux travailleurs licenciés à l’usine Goodyear implantée à San Luis Potosí (Mexique) pour avoir créé un syndicat libre et indépendant. Ils ont également convenu de lancer une campagne mondiale pour soutenir les travailleurs de la compagnie.

Les participants à la réunion ont également adopté plusieurs recommandations sur l’inclusion des femmes, appelant les secteurs et les réseaux à élaborer des stratégies visant à analyser les problèmes rencontrés par les femmes au travail et au sein des syndicats, ainsi qu’à développer des campagnes pour résoudre ces problèmes.

En outre, les membres du Comité ont appuyé les campagnes d’IndustriALL contre Shell et Glencore, appelant les deux multinationales à respecter les droits de chacun de leurs travailleurs partout dans le monde.

Des informations ont été également données sur les violations des droits des travailleurs par d’autres multinationales, comme Gold Fields et Stillwater, en Afrique du Sud, et Volkswagen (VW), aux États-Unis.

Les accords-cadres mondiaux ont été reconnus comme un outil important de protection des droits et des intérêts des travailleurs à tous les stades du processus de fabrication au sein des entreprises signataires. Néanmoins, il a été convenu que des mesures seraient prises pour contrôler la façon dont les accords sont mis en œuvre au sein des entreprises, compte tenu des informations divulguées par les affiliés sur les expériences diverses rencontrées au sein de différents pays.

Le Comité exécutif a aussi adopté un Plan d’action pour des politiques internationales manufacturières et commerciales équitables afin d’aider les affiliés à intervenir davantage dans les négociations sur les traités et les accords commerciaux multilatéraux. En outre, le Comité a approuvé les déclarations d’IndustriALL Global Union et industriALL Europe sur la nécessité d’une transition juste face aux changements climatiques afin de garantir la création d’emplois durables.

Enfin, le Comité exécutif a adopté les résolutions suivantes:

  • Le Comité condamne les perturbations du déroulement de l’élection de la représentation syndicale commises par CTM dans les usines Arneses y Accesorios de México appartenant au groupe PKC, à Ciudad Acuña (Coahuila), où Los Mineros conteste le contrôle de la convention collective par CTM.
  • Le Comité demande au gouvernement du Bangladesh de garantir le maintien de l’Accord du Bangladesh jusqu'à ce qu’un organisme de réglementation national compétent puisse reprendre ses fonctions.
  • Le Comité appelle le gouvernement de la Hongrie à agir dans le strict respect des normes nationales et internationales fondamentales du travail.
  • Le Comité avertit la direction de Volkswagen (VW) de l’intention d’IndustriALL de suspendre l’accord-cadre mondial à moins que la compagnie ne mette fin à la procédure judiciaire contestant les décisions de la Commission nationale des relations de travail.  

Le texte intégral des résolutions est disponible dans la colonne de droite