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Members of the United Steelworkers lobby the Swiss consulate in Houston, USA, to pressure Glencore to end its nine-month lockout at Sherwin Alumina and put a stop to other anti-worker behaviour around the world. Copyright: USW

Le Directeur d’IndustriALL pour les Mines, Glen Mpufane, s’exprimant dans le cadre d’une manifestation contre Glencore à Zug, en Suisse, en juillet 2012

Les syndicats ciblent la Suisse à propos de Glencore

25.06.2015

Un groupe d’affiliés d’IndustriALL issus de quatorze pays en appelle aux citoyens suisses pour faire rendre des comptes à la multinationale du secteur minier Glencore à propos des violations à l’encontre des travailleurs au sein de ses activités partout dans le monde.

La semaine d’action du Réseau syndical mondial de Glencore qui a lieu du 29 juin au 3 juillet coïncide avec une Initiative populaire en Suisse qui fait campagne pour modifier la législation de sorte à ce que les multinationales ayant leur siège en Suisse, comme Glencore, soit rendues responsables de leurs atteintes aux droits de l’homme ou à l’environnement perpétrées à l’étranger.

Si l’Initiative populaire recueille 100.000 signatures, les citoyens helvétiques pourront voter sur la question de savoir s’il faut légiférer à cet égard dans le cadre de la Constitution fédérale.

Si ce vote abouti, cela signifiera que les victimes d’atteintes aux droits de l’homme ou à l’environnement perpétrées par des multinationales suisses dans des pays étrangers pourront faire comparaître l’entreprise concernée devant les tribunaux en Suisse et pourront y réclamer des compensations.

Cela rendra également les entreprises suisses responsables des violations commises par leurs filiales ou par les entreprises qu’elles contrôlent au sein des pays où elles sont actives.

Au cours de la semaine mondiale d’action, des affiliés d’IndustriALL en provenance d’Afrique, d’Australie, d’Amérique latine et des États-Unis, qui forment le Réseau syndical mondial de Glencore, remettront une lettre de protestation aux Ambassades et Consulats suisses.

Ce courrier implore le gouvernement suisse de s’assurer que Glencore respecte les normes internationales et cesse de maltraiter personnes et environnement à l’étranger.

“La Suisse a bonne réputation en matière de respect des droits des travailleurs et de négociation collective. Cependant, les actes posés par Glencore à l’étranger donnent mauvaise réputation au pays et sa conduite ne serait pas tolérée en Suisse,” confier le Directeur d’IndustriALL pour les Mines Glen Mpufane.

IndustriALL s’en prend à Glencore à propos d’accusations d’anti-syndicalisme, d’atteintes à la santé et la sécurité et d’évasion fiscale à la suite de litiges ouverts par des affiliés. Et ce ne sont que quelques exemples.

Le Réseau syndical mondial de Glencore compte des représentants issus de quatorze pays, à savoir l’Argentine, l’Australie, le Botswana, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, la République démocratique du Congo, le Mexique, la Namibie, le Pérou, l’Afrique du Sud, les États-Unie et la Zambie.

Vous trouverez ici davantage de détails sur l’Initiative populaire : http://konzern-initiative.ch/?lang=fr