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L’affilié d’IndustriALL, le SINTIQUIAF, sur le point de rencontrer la direction de Sasol.

L’affilié d’IndustriALL, le SINTIQUIAF, sur le point de rencontrer la direction de Sasol.

Mozambique : le syndicat revendique un meilleur accord salarial auprès de Sasol

10.08.2018

Les travailleurs et travailleuses du pétrole et du gaz employés par la multinationale Sasol, qui compte des sites d’activité au Canada, aux États-Unis et en Afrique du Sud, revendiquent de meilleurs salaires et conditions de travail.

À l’occasion d’une réunion à Temane, un site d’exploration et de production de gaz naturel comptant 143 salariés, les travailleurs et travailleuses revendiquent des augmentations de salaire et l’extension de leur convention collective à deux ans, contre un seul actuellement.

Les salariés veulent également être représentés par un permanent syndical au cours des négociations collectives plutôt que par un délégué, car il est courant que pour ces réunions la direction désigne des spécialistes des ressources humaines et des juristes. En outre, ils veulent que les capacités du syndicat en termes de négociation collective soient améliorées.

La main d’œuvre est syndiquée par l’affilié d’IndustriALL au Mozambique, le SINTIQUIAF, qui indique que les relations entre le syndicat et l’entreprise ne sont pas cordiales et dès lors peu propices à une négociation équitable.

Les membres du SINTIQUIAF chez Sasol Temane appellent également à un meilleur accord et s’estiment floués avec une augmentation de seulement 13%, ce qui est inférieur au taux d’inflation actuel de 21%.

Lorsque l’allocation de relève, qui était intégrée aux salaires, a été supprimée, les travailleurs et travailleuses ont perdu des revenus. Leur espoir est qu’à l’avenir une révision des catégories d’emploi mène à des promotions. Le système de garde les désavantage également, puisque la personne de garde touche davantage que celle qui est de service.

Les salariés appellent aussi à l’amélioration du système d’hébergement. Bien que certains soient logés dans des installations convenables, d’autres vivent trop près du site de production, ce qui peut constituer un sérieux risque de santé en raison des émissions de gaz issues des activités.

Dans le cadre de la collaboration entre les affiliés d’Afrique sub-saharienne, le Syndicat de la chimie, de l’énergie, du papier, de l’imprimerie, du bois et des secteurs connexes, a partagé son expérience en matière de structures et formats de négociation dans le secteur pétrolier en Afrique du Sud, au départ de laquelle des leçons peuvent être tirées pour le Mozambique.

Il a été conseillé aux délégués de développer leur capacité à négocier en obtenant davantage d’information de la part de l’entreprise et des institutions gouvernementales sur les autres cadres salariaux et de s’assurer que les travailleurs et travailleuses restent unis et se tiennent au courant de l’évolution du processus de négociation.

Jessica Gune, Secrétaire générale du SINTIQUIAF indique :

Alors que nous apprécions le fait que Sasol se préoccupe des travailleurs et travailleuses, en particulier s’agissant de la santé et de la sécurité, nous souhaitons que les mêmes efforts soient consentis pour améliorer les termes négociés collectivement et octroie de meilleurs salaires. Sasol doit également améliorer ses relations avec le syndicat.

Le Mozambique fait partie des pays émergents dans le secteur du pétrole et du gaz. En vertu de sa stratégie de développement national, les ressources naturelles doivent être utilisées en faveur du développement économique et pour mettre fin à la pauvreté.