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Nouvelle vague d’agitation en Tunisie

14.02.2013

Après l’assassinat, le 6 février, du dirigeant de l’opposition tunisienne, Chokri Belaïd, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a lancé un appel à la grève générale.

Sous la conduite de l’UGTT, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés le 7 février dans un Tunis endeuillé par la mort du dirigeant de l’opposition Chokri Belaïd. La grève générale avait immobilisé la ville.

Tué par balles le 6 février en sortant de son domicile, Chokri Belaïd était un critique qui n’a jamais hésité à dénoncer le régime de Ben Ali, un opposant de gauche, un syndicaliste et un avocat. L’UGTT demande aux autorités de mener une enquête approfondie sur ce crime et de faire comparaître devant la justice la personne responsable.

“Plus d’un million de gens ont pris part à la manifestation suivie d’un appel à la grève générale par notre confédération”, a déclaré Tahar Berberi, secrétaire général de la fédération UGTT de la métallurgie et de l’électronique, affiliée à IndustriALL Global Union. “La situation politique en Tunisie est actuellement très difficile, notamment avec la décision du gouvernement de former un nouveau cabinet constitué de technocrates sans attaches politiques”, a-t-il poursuivi.

La grève générale décidée par l’UGTT a pour objectif principal d’assurer une transition pacifique vers la démocratie en Tunisie. Quand le chômage atteint des taux alarmants et à quelques mois seulement de la date fixée en Tunisie pour la nouvelle constitution et une date pour les élections, cette tragédie a mis le pays en état de choc.

“IndustriALL Global Union accorde son soutien total à l’UGTT qui a joué un rôle central sur la voie menant à une réelle démocratie et à la justice sociale en Tunisie”, a dit Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.