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Syngenta Pakistan continue d’ignorer de façon flagrante une décision de justice

31.07.2014

IndustriALL Global Union exprime son indignation sur les sanctions en vigueur depuis longtemps chez Syngenta et le traitement inacceptable infligé à des dirigeants syndicaux et à des membres, en ignorant des décisions de justice prononcées au niveau local et à la cour suprême du Pakistan.

L’affaire concerne les efforts accomplis par le syndicat affilié à IndustriALL pour s’assurer que la direction locale de Syngenta respecte la législation du travail pakistanaise et donne à 50 salariés contractuels le statut d’employé permanent dans l’usine. Ces efforts ont déterminé la direction locale à faire appel à des forces paramilitaires dans l’usine et d’intimider les travailleurs et travailleuses pour les empêcher d’accorder leur soutien au syndicat. Le responsable syndical au niveau local dans l’usine avait été mis à pied le 23 décembre 2010.
 
Ce syndicaliste mis à pied, Imran Ali, est également président de la fédération des travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des secteurs connexes du Pakistan (PCEM), affiliée à IndustriALL Global Union. Imran Ali a été tout simplement mis à pied une semaine avant la fin de la négociation qui aurait permis d’avoir une nouvelle convention collective le 1er janvier 2011.
 
Même la Haute Cour de Sindh à Karachi, capitale du Pakistan, a prononcé un jugement en faveur du syndicat.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’affaire Imran Ali est toujours en attente, et Syngenta doit encore appliquer le changement de statut d’emploi des 50 contractuels, conformément au jugement de la Haute Cour.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit à la haute direction de Syngenta en Suisse:
 
“Je suis indigné d’apprendre que le traitement vindicatif infligé dans votre entreprise à ses travailleurs et travailleuses se poursuit au Pakistan. Je pensais que cette affaire concernant une infraction aux droits fondamentaux du travail avait été réglée et que votre direction locale pouvait à présent avoir bien progressé pour réparer les dégâts causés par plus de trois années de violences antisyndicales et d’infractions aux normes internationales du travail.”