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Une étude sur l’emploi préconise de meilleurs emplois en plus grand nombre

24.01.2013

Le manque d’infrastructure, de moyens financiers, de compétences et de formation sont les principaux obstacles à la croissance du secteur privé dans les pays en développement, et une formalisation de l’activité économique informelle est la voie manant à un emploi de plus grande qualité, selon une nouvelle étude.

La branche de la Banque mondiale chargée du secteur privé, International Finance Corporation (IFC), a lancé Jobs Study le 14 janvier 2013, point culminant de 18 mois de recherche pour comprendre comment l’activité du secteur privé et les prêts de l’IFC contribuent à la création d’emplois.

http://www1.ifc.org/wps/wcm/connect/Topics_Ext_Content/IFC_External_Corporate_Site/IDG_Home/JobCreation

L’étude a trouvé que les investissements de l’IFC occupent une part très faible dans création directe d’emplois, mais soutient que l’effet multiplicateur est important pour la création indirecte d’emplois.  L’étude a montré qu’une conjoncture favorable à l’investissement, l’infrastructure, l’accès à un financement, les qualifications et la formation sont des facteurs critiques pour la création d’emplois dans les pays en développement, et que la réglementation du travail n’est pas un obstacle majeur selon les entreprises qui ont répondu aux questions posées pour cette étude.

L’une des conclusions de l’étude est que la formalisation de l’activité économique informelle est la voie conduisant à la création d’emplois de plus grande qualité, qui est un moyen efficace pour s’attaquer à la pauvreté. L’étude a également déterminé l’impact positif du respect des droits des travailleurs et travailleuses pour réduire les accidents et le taux de renouvellement du personnel, et améliorer aussi la qualité des produits. Le respect de ces droits est maintenant une condition formelle pour tous les emprunts IFC, selon la norme IFC Performance Standard 2 (PS 2) sur la main-d’œuvre et les conditions de travail.

En examinant le rapport, Peter Bakvis du bureau de Washington de la CSI/syndicats mondiaux, écrit: “Jobs Study donne seulement une évaluation fragmentaire et approximative de l’impact des emplois obtenus par des prêts et des investissements de l’IFC, qui semble passer sous silence dans quelques cas des critiques valables sur certains types d’investissements de l’IFC … Malgré cela, le rapport fournit plusieurs analyses et recommandations valables pour des "emplois de qualité" quand les normes fondamentales de l’OIT sont respectées”.

Bakvis note également que même si les conditions d’emprunt requises par l’IFC concernant les droits des travailleurs et travailleuses est un développement positif et reconnu comme tel dans l’étude, “le rapport ne parle pas de la faiblesse des mécanismes de mise en œuvre de l’IFC pour PS 2, des disparités d’application résultant notamment du prêt de l’IFC par le biais d’intermédiaires financiers privés, et le fait que les principes Équateur, basés sur PS 2 et autres normes, et adoptés par 77 institutions privées de financement, sont dépourvus de tout contrôle ou d’obligation de rendre compte”.

Une version résumée de 47 pages d’IFC Jobs Study est disponible en ligne et seulement en anglais, ici:

http://www1.ifc.org/wps/wcm/connect/5c201d004e2c09d28d32ad7a9dd66321/IFC_Job+Study+Condensed+Report..pdf?MOD=AJPERES

Le rapport complet de 148 pages se trouve ici:

http://www1.ifc.org/wps/wcm/connect/0fe6e2804e2c0a8f8d3bad7a9dd66321/IFC_FULL+JOB+STUDY+REPORT_JAN2013_FINAL.pdf?MOD=AJPERES