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La FIOM signe un ACI avec Brunel

03.07.2007

La FIOM et son affilié AMWU ont signé un accord-cadre international avec Brunel, société mondiale de recrutement et de commercialisation des services.

MONDE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et le syndicat australien AMWU (travailleurs du secteur secondaire) ont signé un accord-cadre international (ACI) avec Brunel, société internationale néerlandaise de recrutement et de commercialisation des services, spécialisée dans l'emploi d'ouvriers qualifiés dans divers domaines: technique, TIC, juridique, financier et assurance, bancaire.

Par la signature de cet accord, Brunel officialise son engagement à garantir les droits fondamentaux de la personne en travaillant avec les syndicats et la FIOM. L'accord, qui s'applique initialement aux activités de Brunel entrant dans le cadre de la FIOM, porte en premier lieu sur les conventions fondamentales de l'Organisation internationale du Travail (OIT), sur la liberté syndicale, le droit de négocier collectivement, le droit à l'égalité salariale, l'absence de travail forcé ou de travail des enfants, et l'absence de discrimination.

L'ACI assure le refus de toute discrimination antisyndicale et prévoit d'agir contre la corruption. Brunel s'engage à appliquer une égalité des chances dans les pratiques de recrutement, le développement continu des compétences et l'assurance d'une rémunération meilleure ou tout au moins égale aux conditions fixées par la législation nationale et les conventions collectives. Brunel s'attend aussi à ce que ses fournisseurs et ses sous-traitants adhèrent aux conventions de l'OIT, et que tout refus de respecter ces normes se solde par des sanctions, y compris l'annulation des contrats dans l'avenir.

L'accord a été conclu en réaction à l'utilisation de main-d'œuvre migrante sous contrat temporaire par le gouvernement Howard pour réduire les salaires et les conditions en Australie. "Sous le gouvernement Howard, la main-d'œuvre migrante sous contrat temporaire a été terriblement exploitée avec des frais d'agence importants, un coût excessif pour des habitations de qualité médiocre, le licenciement en cas de blessure, la menace d'une expulsion en cas d'adhésion à un syndicat, et des salaires et des conditions insuffisants", explique Julius Roe, président de l'AMWU.

"Tout en soutenant énergiquement une immigration basée sur le droit des migrants à détenir une citoyenneté totale et d'autres droits, AMWU a cherché à exposer la situation critique de cette main-d'œuvre migrante, et essayé de conclure des conventions collectives avec des entreprises qui cherchent à employer cette main-d'œuvre", dit-il.

"L'accord avec Brunel assure que la main-d'œuvre migrante sous contrat temporaire est seulement embauchée en cas de nécessité absolue, et qu'elle reçoit une formation, bénéficie de salaires et de conditions égales aux autres travailleurs/euses, de la protection du syndicat et de la convention collective. En raison de la nature internationale de l'emploi dans ce secteur, il était nécessaire de conclure un accord international avec le soutien de la FIOM", ajoute-t-il.

Le texte de l'accord est publié sur le site web de la FIOM.