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Section locale 816 du Syndicat des métallos

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Canada : LafargeHolcim met ses employés en lock-out et les remplace en toute illégalité

09.11.2016

La direction de LafargeHolcim en Colombie britannique, au Canada, a mis en lock-out environ 70 membres de la section locale 816 du syndicat des Métallos (USW) depuis le 17 octobre à la carrière de calcaire Texada Quarrying Ltd.

LafargeHolcim demande que chacun de ses employés soit privé de leur ancienneté. De leur côté, les membres d’USW cherchent à conclure un accord collectif juste et équitable qui garantisse la dignité et le respect de tout employé.

La Commission des relations de travail de la Colombie britannique a jugé que la compagnie a violé le droit du travail en employant des contractants extérieurs pour faire le travail des employés mis en lock-out, et émis un ordre de cessation et d’abstention à l’encontre de la compagnie.

La Section locale 816 d’USW dispose du soutien solidaire de la communauté locale et des syndicats de toute la Colombie britannique et du monde entier. De même, les syndicats du monde entier à LafargeHolcim ont exprimé leur solidarité contre la mise en lock-out des travailleurs canadiens durant la dernière réunion du réseau mondial LafargeHolcim en France.

Le directeur d’IndustriALL pour l’ingénierie mécanique et les matériaux, Matthias Hartwich, a commenté :

« Nous sommes choqués par les violations continues des droits des travailleurs et du droit du travail commises par la direction de LafargeHolcim au Canada. La compagnie doit immédiatement mettre un terme au lock-out, arrêter d’employer des briseurs de grève en toute illégalité, revenir à la table des négociations et négocier de bonne foi avec USW ».

Les syndicats du monde entier organisent une journée mondiale d’action à LafargeHolcim le 9 décembre, avant de la Journée des droits de l’homme, en réponse aux violations continues des droits commises par LafargeHolcim au Canada et ailleurs. Depuis que la compagnie a fusionné l’année dernière, des douzaines de travailleurs sont décédés, le travail précaire s’est intensifié, la compagnie s’est restructurée sans se soucier des conséquences et la direction n’a pas tenu ses engagements de parvenir à un accord mondial en vue de nouer des relations positives avec les syndicats.

« Les membres d’USW au Canada mis en lock-out ne sont pas seuls », a déclaré Hartwich. « Les syndicats du monde entier à LafargeHolcim enverront un message fort et unanime : LafargeHolcim, respecte les droits des travailleurs ! »