• Cet article est proposé en:
  • en
  • es
  • fr
  • ru

Union leaders are fighting for an increase in the minimum wage

IndustriALL and brands want a fair trial for the wage protestors

Des marques prêtes à intégrer de meilleurs salaires au Cambodge

27.05.2014

Des marques et des détaillants de mode de stature mondiale ont déclaré au gouvernement cambodgien être disposés à incorporer un salaire minimum négocié dans leur politique d’achat auprès du pays.

IndustriALL Global Union, en compagnie de huit marques de niveau international dont H&M, GAP, Puma, Levi’s et Inditex, a rencontré le Vice-premier ministre Keat Chhon, quatre ministres de premier plan et d’autres hauts fonctionnaires gouvernementaux pour des entretiens au Palais de la Paix dans la capitale Phnom Penh ce lundi 26 mai.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina, qui représentait également la CSI et UNI Global Union à la réunion a indiqué :

Pour la première fois, des grandes marques internationales ont confirmé qu’elles sont prêtes à payer le prix de salaires plus élevés au Cambodge. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement et des propriétaires d’usines pour se mettre autour de la table et s’accorder sur un nouveau mécanisme de fixation des salaires.

Les syndicats cambodgiens de la confection se battent pour une augmentation qui ferait passer le salaire minimum de 100 à 160 dollars par mois.

IndustriALL et les marques ont également appelé à fixer des échéances claires au niveau de la nouvelle législation syndicale ainsi que du mécanisme de fixation des salaires au moment où le gouvernement révélait que de nouvelles études sur le processus seraient publiées mi-juin.

Les syndicats et les marques ont répété leur aspiration à un avenir positif pour le secteur de la confection au Cambodge, lui qui emploie environ 500.000 personnes et génère des revenus de l’ordre de 5 milliards de dollars par an. Cependant, ils ont averti qu’un approvisionnement permanent au départ du pays dépendrait de la stabilité, de la transparence, du caractère prévisible et du fondement de la législation.

Une marque de vêtement de premier plan a révélé avoir réduit son approvisionnement au départ du Cambodge de 50% au cours de l’année écoulée en raison de préoccupations relatives à l’instabilité politique et aux violations des droits de l’homme dans le pays.

Les marques et les syndicats ont également exprimé des préoccupations s’agissant du procès des 23 activistes arrêtés pendant les manifestations de janvier sur les salaires en indiquant que celui-ci devait se fonder sur des preuves et être irréprochable au plan des attentes internationales.

Il existe un point d’interrogation quant aux preuves qui relieraient les dommages infligés aux propriétés et les 23 détenus et des sources proches d’IndustriALL expriment des doutes sérieux quant à l’impartialité des procédures judiciaires qui leur sont appliquées.

De plus, certaines sources indiquent que ces détenus devraient se voir infliger des sentences de deux à trois ans d’emprisonnement lors du prononcé du verdict ce vendredi 30 mai.

Jyrki Raina précise :

“Si ces rumeurs sont avérées, elles terniront gravement la réputation du système judiciaire du Cambodge au plan international et bien malin qui pourra dire quelles réactions cela engendrerait dans les rues de Phnom Penh.”

Marques et syndicats ont également appelé à l’abandon du chapelet de poursuites judiciaires anti-syndicales pour permettre aux syndicats de jouer pleinement leur rôle dans le dialogue social.

“Si la GMAC veut sérieusement voir fonctionner les relations sociales, elle doit abandonner les actions auprès des tribunaux. Les marques et les syndicats souhaitent une industrie de la confection battante au Cambodge mais accompagnée de salaires vitaux et de droits syndicaux, a ajouté Jyrki Raina.

Pour davantage d’informations veuillez contacter :
Léonie Guguen, Responsable de la Communication, IndustriALL Global Union. 
Tél: +41 22 308 50 23 
[email protected]  
www.industriALL-union.org 
Centrale : +41 22 308 50 50