• Cet article est proposé en:
  • en
  • es
  • fr
  • ru
Le comité des femmes d'Inde

Le comité des femmes d'Inde

Le comité des femmes d'Inde

Le Comité des femmes d'Inde d'IndustriALL veut plus de leaders féminines

15.07.2016

La protection de la maternité, le harcèlement sexuel au travail, la violence envers les femmes et la représentation des femmes dans la direction des syndicats sont quelques-uns des thèmes discutés à une réunion d'un comité des femmes qui s'est tenue le 14 juillet à Delhi, en Inde.

La réunion a mis l'accent sur le grave problème du harcèlement sexuel au travail qui sévit dans tout le pays et il a été décidé d'organiser des réunions afin de sensibiliser les travailleuses et les travailleurs à ce problème et de les familiariser avec la législation indienne, la Loi de 2013 sur le harcèlement sexuel des femmes au travail (prévention, interdiction et réparation). 

Les membres du comité ont réclamé une intensification de la campagne pour la ratification de la Convention 183 de l'OIT sur la protection de la maternité. Les participantes ont décidé d'insister sur l'ajout de mesures de protection de la maternité dans les conventions collectives, avec notamment un congé de maternité rémunéré et l'affectation à un travail plus léger pendant la grossesse. Elles ont aussi exprimé leurs préoccupations quant à la sécurité des femmes qui travaillent la nuit.

La Secrétaire générale adjointe d'IndustriALL, Monika Kemperle, qui participait à la réunion, a appelé le comité à faire en sorte que les femmes participent en plus grand nombre et soient représentées dans les activités syndicales. Elle a aussi souligné le rôle des syndicats dans la lutte contre la montée de la violence contre les femmes.

Les membres du comité des femmes d'Inde se sont jointes à l'appel pour un quota de 40 pour cent de femmes aux postes de direction d'IndustriALL. Afin d'obtenir une participation accrue des femmes au Congrès de Rio, en octobre 2016, elles ont décidé d'exhorter leurs fédérations et organisations syndicales à envoyer davantage de déléguées.

Les participantes ont exprimé leurs vives préoccupations à propos du manque de mesures de santé et de sécurité pour les travailleuses précaires dans les industries dangereuses. Les femmes qui manipulent des matières plastiques dans le processus de démantèlement de navires dans la zone de Bhavnagar de l'État du Gujarat travaillent sans équipement de protection et souffrent par conséquent de graves problèmes de santé. Celles employées à la fabrication des faisceaux de câbles et dans les industries chimiques souffrent d'affections de la peau et des yeux et de problèmes de santé reproductive. 

S'agissant des progrès généralisés de l'automation dans les usines et de la transformation des activités de production vers le passage à l'Industrie 4.0, Monika Kemperle a expliqué que les changements technologiques accélérés que connaissent les lieux de travail amèneront le remplacement de l'humain par des robots. Cette transformation impactera en particulier les travailleuses qui sont déjà confrontées à quantité de défis dans le monde du travail.

La réunion était présidée par Devika Singh, Présidente du comité des femmes d'Inde.