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Les travailleurs sont opposés aux plans visant à externaliser 1.000 salariés de Konkola Copper Mines en Zambie

Le syndicat zambien rejette le travail précaire dans les mines de cuivre

04.10.2017

L’affilié d’IndustriALL Global Union, le Syndicat des mineurs de Zambie (MUZ), s’oppose aux plans de Konkola Copper Mines (KCM) visant à externaliser des activités et à transférer plus de 1.000 travailleurs vers des sous-traitants.

Le MUZ, qui a syndiqué plus de 4.500 travailleurs chez KCM, est contre le fait de convertir des emplois permanents décents en des postes aux conditions de travail précaires, ce qui conduirait à la pauvreté parmi les mineurs et les communautés dont ils font partie à Chingola, Chililabombwe, Kitwe et Nampundwe.

KCM est une filiale de l’entreprise multinationale Vedanta, qui est active dans les secteurs des mines, du pétrole et du gaz en Australie, en Inde, en Irlande, au Liberia, en Namibie, en Afrique du Sud et au Sri Lanka.

Au cours d’une réunion avec Vedanta Resources, le Président zambien Edgar Lungu a indiqué que son gouvernement était également opposé aux visées de KCM. De plus, le Ministre des Mines, Christopher Yaluma, a émis une directive enjoignant à l’entreprise de renoncer à ses plans et à fonctionner en vertu de sa concession minière de 2004. Le syndicat est dubitatif quant au fait le gouvernement applique sa directive, car KCM est également en contravention de la Loi d’amendement sur l’emploi de 2015 qui rend illégal le fait de précariser un emploi permanent.

Au lieu de sacrifier des emplois, ce que le syndicat demande c’est une amélioration des activités en recapitalisant les mines, en achetant de nouveaux équipements et en octroyant plus d’avantages aux travailleurs pour les motiver. Il est d’avis que KCM devrait accroître la production et faire passer la durée de vie des mines à 50 ans.

Nkole Chishimba, Président du MUZ et du Congrès zambien des syndicats a déclaré :

Vedanta a trompé les mineurs, les communautés dont ils font partie ainsi que les sous-traitants et fournisseurs locaux. L’externalisation prévue est inacceptable et tombe mal à propos. Bien que l’entreprise prétende avoir investi plus de 4 milliards de dollars au cours des 11 dernières années, elle a failli à atteindre une production de cuivre de 400.000 tonnes en raison d’une mauvaise gestion de l’acquisition d’équipements, de matériaux et de pièces de rechange. KCM doit remettre la gestion de la mine au gouvernement de sorte qu’un investisseur viable puisse prendre la suite au lieu de condamner des milliers de travailleurs à la pauvreté par le biais de la précarisation de leurs emplois.

Kenny Mogane, Responsable régional d’IndustriALL au sein de la Région d’Afrique sub-saharienne, indique :

Nous soutenons la position intransigeante du MUZ pour la sauvegarde des emplois du secteur minier en Zambie. Dans le cadre de nos campagnes pour davantage d’emplois décents et permanents, nous devons toujours protéger les emplois existants contre des entreprises qui pensent que la sécurité d’emploi peut être retirée comme bon leur semble. Nous allons continuer à nous ranger aux côtés de nos affiliés dans leur lutte contre le travail précaire.