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La réintégration des 1.000 travailleurs et travailleuses d’Atucha licenciés est exigée

Les syndicats argentins protestent contre les licenciements à Atucha

12.07.2017

Les affiliés argentins d’IndustriALL SMATA et UOM se sont joints à une manifestation de solidarité avec les 1.000 travailleurs et travailleuses licenciés à la centrale nucléaire d’Atucha.

La manifestation s’est tenue le 9 juillet, anniversaire de la déclaration d’indépendance de l’Argentine. Mais en raison des licenciements qui affectent plus de 1.000 familles de la ville de Zárate, l’esprit festif n’était pas vraiment notable à cette occasion.

La manifestation avait pour but de mettre en lumière le conflit et de dénoncer une situation qui n’est devenue que trop courante en Argentine. La perte de 1.000 emplois à la centrale nucléaire d’Atucha est une conséquence directe des mesures économiques prises par le gouvernement de Mauricio Macri.

Ce gouvernement démantèle les politiques énergétiques qui avaient permis le développement de centrales comme celle d’Atucha à Zárate. La construction d’autres tranches a été suspendue ou annulée, faisant empirer le chômage.

Des licenciements ont lieu dans tous les secteurs de l’économie argentine. De plus, un licenciement sur quatre survenu au cours du second trimestre de l’année était dû à une fermeture d’entreprise, selon la dernière enquête sur l’emploi menée par le CEPA (Centre d’économie politique d’Argentine).

Le rapport du CEPA note que 3.700 travailleurs et travailleuses ont été concernés chaque mois depuis le début de l’année. Le CEPA a calculé qu’un total de 264.143 licenciements et mises à pied (76.526 dans le secteur public et 187.617 dans le secteur privé) ont eu lieu depuis que Macri est devenu président en décembre 2015.

S’agissant d’Atucha, les syndicats ont décidé d’agir parce que le Ministère du Travail a négligé de lancer les procédures obligatoires de conciliation. Les syndicats rencontrent les responsables du Ministère le 11 juillet et espèrent à cette occasion avoir des réponses à leurs questions et des solutions pour les travailleurs et travailleuses licenciés.

Fernando Lopes, au nom d’IndustriALL Global Union, a déclaré :

“Le gouvernement de Macri met en œuvre des politiques d’ajustement néo-libérales qui ont un impact sur des travailleurs et travailleuses. Ces politiques leur sont inacceptables et la lutte va devenir de plus en plus dure. Le soutien d’IndustriALL Global Union leur est acquis”.

Le Syndicat de la construction, UOCRA, affilié à l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), a organisé la manifestation avec le soutien du Syndicat de l’automobile, SMATA et le Syndicat de la métallurgie, UOM, tous deux affiliés à IndustriALL Global Union, ainsi que les syndicats de la chimie.