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De gauche à droite: Annie Adviento, secrétaire régionale de IndustriALL pour l’Asie du Sud-Est; Maung Maung, président de la CTUM; Htin Aung, sous-ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale; Than Htaik, ministre du Sagaing pour la foresterie et les mines; et Christopher Land-Kazlausks, conseiller technique en chef, OIT Myanmar

Les syndicats veulent avoir des comités de santé et de sécurité sur tous les sites miniers au Myanmar.

Il s’agissait de la première réunion syndicale de santé et de sécurité de l’industrie minière au Myanmar.

Htin Aung, sous-ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, prend la parole au début de l’atelier de deux jours.

Les syndicats de mineurs du Myanmar optent pour la sécurité

15.07.2015

Les syndicats de mineurs du Myanmar ont décidé d’établir des comités de santé et de sécurité dans toutes les opérations minières du pays, à la suite d’un atelier organisé par IndustriALL Global Union du 10 au 12 juillet dans la ville de Monywa, Sagaing. 

Trente syndicalistes, parmi lesquels huit femmes, ont participé au premier atelier sur la santé et la sécurité au travail dans les mines, une initiative combinée de IndustriALL, de l’Organisation internationale du Travail (OIT), de la Confédération des syndicats du Myanmar (CTUM) et de l’affilié de IndustriALL, la fédération des mineurs du Myanmar (MWFM).

Les syndicalistes ont également approuvé un renforcement des capacités et de la formation pour assurer le bon fonctionnement des comités de santé et de sécurité au travail, destinés à jouer un rôle-clé pour communiquer des avis en matière de santé et de sécurité sur les sites miniers.

“Une réforme économique et politique est en cours au Myanmar. La santé et la sécurité au travail est une question importante. La sécurité doit primer dans notre milieu de travail,” a dit Maung Maung, président de la CTUM.   

Htin Aung, sous-ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et Than Htaik, ministre des mines et de la foresterie de la région Sagaing, ont assisté à la séance inaugurale de la réunion et salué l’initiative:

“La loi sur l’usine existe, mais il n’y a pas actuellement de loi spécifique (santé et sécurité) dans les industries minière et de la construction au Myanmar,” a dit Aung.

L’industrie minière emploie au Myanmar plus de 100.000 personnes.  Selon la MWFM, qui a près de 4.000 membres, une mine de cuivre chinoise dans le Letpaduang emploie à elle seule environ 3.000 personnes.

Actuellement, il n’y a pas de salaire minimum dans l’industrie minière au Myanmar et les salaires varient selon la fonction et le niveau de productivité.   

Les participant(e)s à l’atelier ont également approuvé la décision d’entreprendre des activités sur les sites miniers sans présence syndicale pour étendre la couverture syndicale et la protection des travailleurs et travailleuses en sous-traitance et journaliers, et des mineurs employés dans la petite industrie.

Des bilans de santé réguliers, un équipement individuel de protection pour toutes les personnes travaillant dans les mines et autres mesures de prévention ont fait l’objet de discussions et de propositions syndicales.  

Au niveau national, la MWFM et la CTUM se sont engagées à préconiser la ratification de la convention 176 de l’OIT sur la santé et la sécurité dans les mines.

Prenant la parole à la fin de l’atelier, le président de la MWFM, Thaung Nyunt, a dit:

“Nous exprimons notre profonde gratitude au nom de la MWFM, pour cette initiative très utile qui constitue la première étape vers le développement du Myanmar.

“Nous avons besoin des connaissances et informations des experts internationaux, et nous sommes décidés à mettre en pratique ce que nous avons appris pour pouvoir améliorer le milieu de travail sur les sites miniers. La convention 176 de l’OIT est indispensable au développement de la santé et la sécurité dans les mines, et nous espérons qu’elle sera rapidement ratifiée par le gouvernement.”