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Les travailleurs de Rio Tinto protestent contre les tactiques de surveillance de l'entreprise.

Les travailleurs ont signé une pétition contre les pratiques de style "Big Brother" de Rio Tinto.

Les travailleurs protestent contre le "retour de l'apartheid" chez Rio Tinto en Namibie

17.08.2015

Les travailleurs de la mine d'uranium Rössing de Rio Tinto, en Namibie, ont organisé une manifestation et remis à la direction une pétition disant que les dirigeants de Rössing "veulent nous imposer un retour au régime d'apartheid".

Cette action de protestation de vendredi dernier fait suite à l'arrêt de travail de juillet après que Rio Tinto ait installé des dispositifs de surveillance dans les camions. Les travailleurs sont représentés par le Syndicat des mineurs de Namibie (MUN) affilié à IndustriALL.

La pétition des travailleurs de Rössing explique que l'équipement de surveillance - comprenant un enregistreur vocal dissimulé derrière le siège du chauffeur - a été installé par la direction sans qu'il y ait eu de consultation, ce qui est contraire au code de conduite "The Way We Work" de Rio Tinto.

IndustriALL avait récemment dénoncé les violations systématiques par Rio Tinto de son propre code de conduite dans un document intitulé Rio Tinto, Comment ça marche vraiment !

La pétition dénonce aussi le harcèlement des représentants des travailleurs, le changement unilatéral des conditions de travail par la direction et exprime ses préoccupations en matière de sécurité.

La sécurité est un sujet d'inquiétude pour tous les travailleurs de Rio Tinto. Cette année, des travailleurs sont déjà décédés chez Rio Tinto au Canada, au Chili, en Indonésie, à Madagascar et en Afrique du Sud.

Les travailleurs de Rössing demandent notamment l'abandon des charges contre des travailleurs qui avaient protesté contre l'installation de ces systèmes de surveillance, que la direction respecte sa politique d'entreprise et qu'elle traite les travailleurs avec respect.

Récemment, le MUN s'est aussi inquiété de la progression du travail précaire à la mine de Rössing; c’est-à-dire le recours à une main-d’œuvre temporaire, occasionnelle et intérimaire souvent sous-payée, privée de prestations et dont l'emploi est incertain.

Les travailleurs de Rössing se préparent pour la journée mondiale d'action chez Rio Tinto, le 7 octobre. C'est à cette date que des syndicats du monde entier se mobilisent contre le travail précaire dans le cadre de la campagne STOP au travail précaire d'IndustriALL. Les syndicats de Rio Tinto du monde entier vont lui demander d'arrêter de recourir au travail précaire pour plutôt offrir des emplois sûrs avec de bons salaires et de bonnes prestations.