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Suite à une demande de SF Leather, un tribunal a ordonné la confiscation d’une pancarte demandant à Mulberry de réintégrer les personnes mises à pied.

Il y a eu de nombreuses protestations contre les mises à pied.

SF Leather poursuit maintenant les travailleurs/euse.

La pancarte confisquée.

Les sites internet turcs se sont vus interdire de publier des informations sur les activités syndicales et la campagne de réintégration des travailleurs.

Mulberry doit agir maintenant auprès du fournisseur turc

09.07.2015

IndustriALL Global Union demande à la marque de produits de luxe, Mulberry, d’intervenir dans l’aggravation du conflit du travail chez son fournisseur turc, SF Leather. 

Le fabricant de sac à main, SF Leather, dont Mulberry est un important client, a mis à pied quatorze salariés en mars pour avoir adhéré au syndicat Deriteks, affilié à IndustriALL.

SF Leather poursuit maintenant en justice les travailleurs/euses et Deriteks, en prétendant que ses “intérêts commerciaux” ont subi un préjudice par les tactiques de syndicalisation et les meetings de protestation du syndicat demandant la réintégration des personnes mises à pied.  

L’entreprise a même réussi à obtenir d’un tribunal local la confiscation d’une pancarte demandant à Mulberry de respecter les droits des travailleurs/euses, et une censure des informations concernant les protestations syndicales sur les sites internet turcs.

Au début de l’année, Deriteks a commencé la syndicalisation des travailleurs/euses de SF Leather, entreprise située à Izmir dans la  zone franche de la mer Égée, qui met de la fierté à détenir “les normes élevées auxquelles s’attend la clientèle”.  

Après la mise à pied des quatorze membres du syndicat, Deriteks a commencé une campagne pour obtenir leur réintégration ainsi que la reconnaissance du syndicat. IndustriALL Global Union est intervenu dans l’affaire en envoyant une lettre à la direction de l’entreprise contenant les mêmes demandes.

Cependant, SF Leather a continué de faire pression et de chercher à intimider les salariés pour qu’ils n’adhèrent pas au syndicat.

Deriteks s’est adressé à des clients connus de SF Leather, notamment Mulberry, qui a ses propres ‘principes mondiaux d’approvisionnement’.

Même si les principes de Mulberry incluent la protection des droits des travailleurs/euses qui adhèrent à un syndicat et bénéficient de la négociation collective, SF Leather a clairement enfreint toutes les conditions requises.

Deriteks a demandé à Mulberry d’enquêter sur les pratiques de travail déloyales de SF Leather. Mulberry dit qu’il y a une investigation en cours, et qu’il n’y a pas de preuve que les mises à pied étaient motivées par la syndicalisation. Plus récemment, Mulberry a dit ne pas pouvoir faire des commentaires du fait qu’une action judiciaire était en cours.

SF Leather a annoncé plus tard pouvoir réintégrer les personnes mises à pied à condition qu’elles renoncent à leur adhésion syndicale.

Quand Deriteks a refusé cette condition inacceptable, SF Leather a lancé une campagne de dénigrement contre le syndicat avec des allégations inventées de toutes pièces.

“Le traitement infligé aux travailleurs/euses de SF Leather et à Deriteks est une véritable honte,” a dit Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL Global Union.

“IndustriALL se joint à Deriteks pour demander à SF Leather de mettre fin à ses pratiques de travail scandaleuses en réintégrant les personnes mises à pied, en négociant avec Deriteks et en mettant fin à toutes les actions judiciaires absurdes et aux tactiques d’intimidation.

“IndustriALL réitère également son appel pour que Mulberry prenne ses responsabilités sur cette affaire à Izmir en prenant immédiatement des mesures rectificatives pour résoudre le problème.”