• Cet article est proposé en:
  • en
  • es
  • fr
  • ru
Une travailleuse de la confection dans une fabrique au Bangladesh fait l’objet d’une inspection.

Une travailleuse de la confection dans une fabrique au Bangladesh fait l’objet d’une inspection.

Inspection structurelle de sécurité par un ingénieur dans une fabrique à Dacca dans le cadre de l’Accord.

Inspection structurelle de sécurité par un ingénieur dans une fabrique à Dacca dans le cadre de l’Accord.

Une travailleuse de la confection dans une fabrique au Bangladesh fait l’objet d’une inspection. Inspection structurelle de sécurité par un ingénieur dans une fabrique à Dacca dans le cadre de l’Accord.

Premier anniversaire de l’Accord du Bangladesh

15.05.2014

Il y a aujourd’hui un an, le 15 mai 2013, un moment d’histoire a marqué une étape importante, avec la signature par 17 marques de vêtements d’un accord conclu par l’intermédiaire de IndustriALL Global Union et de Uni Global Union dans le but d’améliorer la sécurité dans l’industrie de la confection au Bangladesh.

L’Accord du Bangladesh sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments a permis de mettre en contact pour la première fois l’industrie du prêt-à-porter et les syndicats, dans le cadre d’un accord contraignant prévoyant des inspections et une amélioration des conditions de sécurité dans tous les ateliers et fabriques qui fournissent les marques signataires de l’Accord.

Jenny Holdcroft, directrice des politiques de IndustriALL, a déclaré:

L’Accord remplace les décisions inefficaces et fragmentaires de chaque marque dans le passé par un accord contraignant avec les syndicats. Il s’agit de l’application des relations de travail mondiales aux infractions aux droits des travailleuses et travailleurs dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’Accord du Bangladesh, qui a maintenant 172 signataires, a été conclu après l’un des accidents du travail les plus graves survenus à l’époque moderne, qui a causé la mort de plus d’un millier de personnes et blessé plus de 2000 autres quand le Rana Plaza, bâtiment construit illégalement qui abritait de nombreux ateliers de confection, s’est écroulé le 24 avril 2013.

Plus de 550 lieux de travail ont été inspectés depuis, dans le cadre de l’Accord, pour déterminer les dangers concernant la sécurité contre l’incendie, les circuits électriques et les bâtiments dans les ateliers et fabriques qui produisent des vêtements pour les marques signataires. D’ici septembre 2014, l’Accord est en bonne voie d’avoir inspecté 1500 fabriques employant plus de 2 millions de travailleuses et travailleurs.  

En plus du travail accompli pour améliorer les conditions de sécurité, IndustriALL a lancé un important projet destiné à améliorer la syndicalisation dans les ateliers et fabriques de la confection au Bangladesh, du fait qu’il semble impossible de chercher à renforcer de manière efficace la sécurité sans main-d’œuvre syndiquée. Avant le désastre du Rana Plaza, la syndicalisation dans les ateliers et fabriques de la confection était minimale. Un an plus tard, les syndicats affiliés à IndustriALL ont syndiqué plus de 40.000 travailleuses et travailleurs dans 120 fabriques et ateliers.

IndustriALL soutient également les revendications syndicales pour l’augmentation du salaire minimum. Bien qu’il y eut une hausse de 77 pour cent en novembre 2013, de 38 à 67 USD par mois, les salaires sont encore lamentablement bas, et IndustriALL continue de faire pression sur les marques pour qu’elles payent les vêtements un prix juste.

IndustriALL exerce également une forte pression sur les marques pour qu’elles alimentent le fonds fiduciaire du Rana Plaza indépendant, afin de pouvoir verser une indemnisation aux victimes et à leurs proches. Un total de 40 millions d’USD est nécessaire pour une indemnisation conforme aux normes internationales. Jusqu’ici, moins de la moitié de cette somme (17 millions d’USD) a été obtenue.

Lire la déclaration sur l’Accord du Bangladesh après un an.