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Un syndicat finlandais se bat avec insistance contre les heures supplémentaires non payées

06.06.2013

Depuis cinq mois, en mars et avril 2013, le syndicat finlandais TEK a fait campagne de manière très innovante pour obtenir le paiement d’heures supplémentaires.

La campagne est beaucoup menée dans des médias sociaux, des textes écrits, des magazines syndicaux, des journaux et des publicités, en plus de badges, tracts, tasses et autres produits. Les publicités sont apposées fréquemment à la compagnie aérienne finlandaise, car beaucoup de cadres et de dirigeants sont obligés de voyager après les heures de service et de renoncer à leur dimanche et leurs soirées.

La campagne a obtenu un immense succès sur le site internet du syndicat, avec un nombre de visiteurs jamais égalé auparavant. Les membres sont devenus très actifs sur cette question.

De courtes vidéos ont été présentées sur you tube: http://www.youtube.com/watch?v=uNTcD3IjJak – en finnois mais pouvant se passer d’explication.  En fait, le point est que si on tombe sur le 8, cela passe à l’infini.

La campagne a pour objectif d’obtenir une prise de conscience des membres pour les négociations qui débuteront en septembre en commençant par les industries de la métallurgie et de la technologie. Le message porte sur une journée de travail de huit heures au maximum, qui est la revendication la plus traditionnelle du mouvement ouvrier depuis plus de 100 ans. Ou si cela est nécessaire de travailler plus de huit heures, et dans ce cas d’être payé. En outre, les heures supplémentaires non payées appartiennent à l’économie parallèle. La législation finlandaise du travail est stricte, mais il y a des lacunes juridiques dont les employeurs se servent.

Ceci et d’autres questions importantes concernant les non-manuels ont été examinées par le groupe de travail spécial des employés administratifs de Industriall Europe le 4 juin 2013 à Bruxelles.