• Cet article est proposé en:
  • en
  • es
  • fr
  • ru

Le Comité des femmes d’Afrique sub-saharienne

Le Comité des Femmes d’IndustriALL pour l’Afrique sub-saharienne s’est réuni ce 3 avril à l’île Maurice, à la veille de l’Exécutif régional. La réunion était présidée par Beauty Zibula et a vu la participation de quelque 20 femmes en provenance de l’île Maurice, du Cameroun, d’Afrique du Sud, de Zambie et du Zimbabwe.

Un des sujets les plus importants de la réunion était d’évaluer les progrès accomplis dans les différents pays au niveau de la mise en place des structures pour les femmes. Cette mise en place est une façon de faire prendre les préoccupations des femmes au sérieux par les syndicats. La politique d’IndustriALL, c’est de former des conseils nationaux là où plusieurs affiliés sont présents. Ces conseils nationaux sont des plate-formes que les femmes peuvent utiliser, elles doivent les réclamer et y soulever des questions et, dans toute la mesure du possible, constituer des comités nationaux. Ceci permettra aux femmes de communiquer entre elles.

Jusqu’ici, un comité a été formé au Zimbabwe. En Zambie, une structure pour les femmes a été mise en place et une personne désignée en tant que responsable. Des mesures ont été prises au Nigeria et au Cameroun. La situation est difficile en RDC. A la fin du mois de mai, les structures seront établies au Lesotho. Elles ont été créées en Ethiopie (suivez ce lien pour plus de détails :  http://www.industriall-union.org/fr/les-syndicats-ethiopiens-forment-un-comite-des-femmes). Les syndicats ne sont pas parvenus à se rassembler sous la bannière d’IndustriALL dans tous les pays. Ce n’est par exemple pas le cas à l’île Maurice. Les structures pour les femmes sont ressenties comme ayant un rôle positif dans le rassemblement. Dans les pays où il n’y a pas de membre au comité exécutif, le bureau doit fait passer la communication et faciliter la formation des structures pour les femmes. Dès lors que la structure a sa présidence, cette personne doit communiquer avec le bureau. L’unanimité s’est faite pour dire que cette communication doit être soumise à approbation. Les déléguées ont promis de remplir le questionnaire sur les membres féminins et de le renvoyer pour rendre possible la collecte de données fondamentales.

Le besoin d’avoir des projets pour les femmes a été mis en avant. Le projet qui suscite le plus d’implication des femmes est celui concernant le développement syndical dans neuf pays. Ce que fait ce projet, c’est former aussi bien les femmes que les hommes à être délégués syndicaux. Cependant, ça ne crée pas de structures pour les femmes. Mais c’est une manière pour les femmes d’être formées. Certains des projets sur le textile visent l’autonomisation des femmes. Ces projets doivent être suivis de près.

De plus, le SIDA et le VIH doivent faire partie du programme pour les femmes. Le taux d’infection au VIH grimpe à nouveau, probablement parce que les gens deviennent complaisants. Le sentiment était également que des études doivent être faites sur le taux d’infection des jeunes travailleurs et travailleuses. Nous sommes dans la dernière année du projet SIDA et VIH d’IndustriALL parce que les organisations qui soutiennent traditionnellement les activités solidaires ne souhaitent plus soutenir le travail en rapport avec le SIDA et le VIH. Il a été décidé de faire campagne pour retrouver du financement. Il a été convenu que les enseignes et les employeurs puissent être approchés pour financer le travail en rapport avec le SIDA et le VIH. Le Comité a décidé de nominer Angeline Chitambo, du Zimbabwe, et Prince William Ankrah, du Ghana pour représenter la région à la sous-commission sur le genre au plan international. La vocation de cette sous-commission est de faire des propositions concrètes pour rencontrer les buts définis lors du Congrès de Fondation en 2012.

La conférence régionale des femmes se tiendra à Johannesburg le 14 octobre 2014. Le thème en sera : Femmes travailleuses : un travail sûr dans la dignité. Le comité international des femmes a décidé que les conférences régionales en Asie, Amérique latine et Afrique sub-saharienne se dérouleraient en vertu d’un ordre du jour normalisé. Celui-ci reprendra des thèmes comme la santé et la sécurité, la protection de la maternité, la syndicalisation des travailleurs précaires et l’aptitude à diriger, ainsi que la préparation d’une résolution à faire adopter par la conférence régionale principale. On espère que de nombreuses femmes participeront à la conférence régionale des femmes.

En conclusion, les femmes ont décidé de poursuivre le débat sur la charte des femmes et de faire rapport lors de la prochaine réunion.