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IndustriALL veut renforcer les droits des travailleurs de la confection au Bangladesh

22.02.2013

Une réunion organisée par IndustriALL à Dacca avec la présence de très nombreux protagonistes a souligné la nécessité de réaliser de toute urgence des progrès dans les domaines des droits des travailleuses et travailleurs, du salaire minimum et de la sécurité contre l’incendie, afin d’assurer dans l’avenir de bonnes conditions dans l’industrie de la confection au Bangladesh.

Tous les principaux protagonistes dans l’industrie de la confection étaient représentés à la réunion du prêt-à-porter bangladais, le 2 février 2013, notamment le ministre de l’Industrie et le secrétaire au Travail, des représentants et des acheteurs des grandes marques comme H&M, PVH et Tchibo, des syndicats des travailleuses et travailleurs de la confection, l’association des employeurs “the Bangladesh Garment Manufactures & Exporters Association BGMEA”, l’Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi que des organisations non gouvernementales nationales et internationales, et des syndicats partenaires.

Après les horribles incendies dans les usines Tazreen Fashion et Smart Fashion dans la région de Dacca qui ont causé la mort d'au moins 120 travailleuses et travailleurs de la confection et un nombre encore plus grand de blessés, IndustriALL a engagé de toute urgence une discussion avec le gouvernement bangladais, des employeurs nationaux et des acheteurs internationaux sur un plan d'action concret. IndustriALL estime qu’un tel plan d'action doit comporter une réglementation stricte sur la santé et la sécurité, une inspection efficace et une participation des syndicats, afin d'assurer une coopération sur les lieux de travail, une liberté syndicale conformément aux normes de travail de l'OIT reconnues dans le monde entier, et un programme visant à obtenir une hausse du salaire minimum pour atteindre au moins le niveau du salaire vital dans le pays.

Les protagonistes présents à la réunion ont exprimé leurs préoccupations et leurs opinions, et se sont mis d’accord finalement sur les points suivants:

  • La pression de plus en plus forte exercée par les consommateurs européens et nord-américains exige de réaliser de toute urgence des améliorations concernant les droits des travailleuses et travailleurs, le salaire minimum et la sécurité contre l'incendie, pour assurer dans l’avenir de bonnes conditions dans l'industrie.
  • Le ministère du Travail met actuellement au point une révision de la loi sur le travail de 2006, après que la commission des experts de l'OIT eut déploré une absence de progrès pour la mise en conformité de la loi suivant les normes de l'OIT.
  • Huit nouveaux syndicats ont été enregistrés récemment, mais de nouveaux efforts sont nécessaires pour syndiquer les travailleuses et travailleurs, et faciliter la procédure d'enregistrement.
  • Le salaire minimum de 3.000 BDT (38 USD) par mois est inférieur à un salaire vital et son augmentation qui est nécessaire doit faire l’objet de révisions annuelles. 
  • Une coopération et une contribution de tous les protagonistes sont nécessaires pour améliorer la sécurité contre l'incendie. Un plan d'action national basée sur la déclaration tripartite sur la sécurité contre l'incendie de janvier sera arrêté définitivement fin février. Les acheteurs et les syndicats ont insisté sur la nécessité de se mettre d'accord sur un programme détaillé, qui rassemblera différentes initiatives dont le protocole d’accord sur la sécurité contre l’incendie que IndustriALL continue de privilégier.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL, a fait le commentaire suivant après la réunion: “Cette réunion, qui rassemblait tous les protagonistes, a permis de faire un pas en avant. Tout le monde est maintenant d'accord sur la nécessité pour le gouvernement, les employeurs, les syndicats et les marques, de réaliser des efforts en commun. IndustriALL poursuit ses efforts pour renforcer et unifier les syndicats dans l'industrie de la confection afin d’obtenir une amélioration réelle pour des millions de travailleuses et travailleurs de la confection”.