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Travailleurs et travailleuses en grève

Travailleurs et travailleuses en grève

Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de IndustriALL, rencontre les grévistes

Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de IndustriALL, rencontre les grévistes

Réunion avec les grévistes

Réunion avec les grévistes

Le Bonhomme Michelin et les grévistes

Le Bonhomme Michelin et les grévistes

Le ministère du Travail à Bangkok, Thaïlande

Le ministère du Travail à Bangkok, Thaïlande

Banderole

Banderole

Atelier sur la création de syndicats de IndustriALL Global Union

Atelier sur la création de syndicats de IndustriALL Global Union

Travailleurs et travailleuses en grève Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de IndustriALL, rencontre les grévistes Réunion avec les grévistes Le Bonhomme Michelin et les grévistes Le ministère du Travail à Bangkok, Thaïlande Banderole Atelier sur la création de syndicats de IndustriALL Global Union

Obtenir unité et puissance en Thaïlande

10.04.2014

Pendant plus d'un mois, 600 salariés de Michelin en grève ont campé devant le ministère du Travail à Bangkok. Le 9 avril, IndustriALL Global Union et ses affiliés thaïlandais ont rencontré les travailleurs et travailleuses pour affirmer le soutien mondial à leur lutte.

Une majorité des 800 salariés de l'usine Michelin en Thaïlande se sont mis en grève il y a plus d'un mois quand la direction de l'entreprise a tenté d'imposer une convention collective fixe de trois ans contre les revendications syndicales portant sur une négociation annuelle de rajustement des primes et des hausses salariales.

Les salariés, représentés par TAW/TEAM affilié à IndustriALL Global Union, ont quitté la réunion en signe de protestation pour se rassembler à l’entrée de l'entreprise. Cependant, à la suite de plusieurs tentatives d'intimidation, notamment des coups de feu tirés contre leurs voitures, les manifestant(e)s ont jugé qu'il était moins dangereux d'occuper l'entrée du ministère du Travail à Bangkok.

Le secrétaire général adjoint de IndustriALL, Fernando Lopes, et la direction de la confédération du travail de IndustriALL en Thaïlande (CILT) nouvellement formée, ont rencontré le comité syndical et se sont adressés aux grévistes très jeunes en majorité dont un grand nombre de femmes. Les travailleurs et travailleuses ont écouté les messages de solidarité et de soutien du monde entier, ainsi qu'un encouragement à leur lutte pour l'amélioration de leurs conditions de travail.

Projet de création de syndicat de IndustriALL

La réunion a coïncidé avec un atelier de deux jours sur la création de syndicats, organisé par la CILT à Bangkok.  Des actions antisyndicales ont lieu quotidiennement en Thaïlande, en toute impunité et sans être signalées dans la presse. Les affiliés de IndustriALL ont confirmé leur engagement à travailler ensemble pour améliorer leur communication et leurs compétences pour les campagnes, à renforcer leur capacité à syndiquer et éduquer les travailleurs et travailleuses sur leurs droits, et à “syndiquer, syndiquer, syndiquer”.

L'une des campagnes visant à rassembler les syndicats industriels en Thaïlande concerne leur revendication pour la ratification par le gouvernement des conventions 87 et 98 de l’OIT.

Yongyuth, secrétaire général de TEAM, a donné plusieurs exemples dans les industries de la confection, de l'électronique et de l'automobile, où moins de 50 pour cent des travailleurs et travailleuses sont employés avec des contrats permanents, et sont brutalement harcelés par les employeurs quand ils/elles cherchent à se syndiquer:

La liberté syndicale existe pas en Thaïlande, et surtout pas dans l'industrie de la confection qui est considérée comme une “économie spéciale”, où la main-d’œuvre travaille dans des conditions proches de l'esclavage, doit faire preuve de respect et de gratitude pour l’employeur, sans pouvoir adhérer à un syndicat.

La CILT œuvre pour modifier l'image de marque et la réalité de la Thaïlande, où le coût du travail est maintenu bas et la main-d’œuvre docile, et pour donner de la puissance à la négociation des travailleurs et travailleuses dans l'industrie et obtenir des conditions générales de travail décentes.