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Panneau orange et blanc avec le logo ArcelorMittal et le nom ArcelorMittal Kryvyi Rih en ukrainien, entouré d'arbres

ArcelorMittal doit continuer à rémunérer les salariés de Kryvyi Rih

ArcelorMittal Kryvyi Rih, plus grande aciérie d’Ukraine

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29 septembre, 2026Les salariés d’ArcelorMittal Kryvyi Rih ont fait en sorte que la plus grande aciérie d’Ukraine continue à fonctionner pendant plus de quatre ans de guerre. Cinq d’entre eux ont été tués lors de récentes frappes de missiles et l’entreprise affirme désormais qu’elle ne peut pas redémarrer l’usine. IndustriALL et industriAll Europe appellent ArcelorMittal à mettre les travailleuses et travailleurs en arrêt rémunéré plutôt que de les licencier et à reconstruire les installations endommagées.

Ce 25 septembre, ArcelorMittal a informé le gouvernement ukrainien qu’elle ne pouvait pas redémarrer les activités de l’usine de manière sûre et durable. Quatre frappes de missiles ont touché l’usine en l’espace de cinq semaines, la plus récente ayant eu lieu le 21 septembre. Ces frappes ont tué cinq salariés et en ont blessé dix-sept, dont l’un se trouve toujours dans un état critique. Les installations de production ont également subi des dégâts importants.

Cette annonce fait suite à une année de suppression d’outils. En février, l’entreprise avait annoncé la fermeture de la fonderie et de l’usine mécanique LMZ. En mars, elle avait définitivement fermé le laminoir à ébauche et annoncé une restructuration des activités de laminage qui entraînerait la suppression d’environ 1.000 emplois.

L’entreprise a elle-même reconnu la résilience de son personnel de Kryvyi Rih. Elle affirme qu’elle s’attachera à préserver les infrastructures afin que la production puisse redémarrer lorsque la paix reviendra. Mais l’affilié ukrainien d’IndustriALL met en garde : le marché du travail ukrainien est dans un état critique et les travailleurs qualifiés sont extrêmement difficiles à trouver. Si le personnel est licencié, il ne restera plus personne pour redémarrer l’usine.

Le syndicat exige :

  • qu’il n’y ait pas de licenciements. Mise en arrêt de travail rémunéré à hauteur des deux tiers du salaire de base. Cela permettrait de préserver l’effectif et d’assurer aux familles les revenus dont elles ont besoin pour survivre
  • la reconstruction ce qui a été détruit. L’entreprise doit réparer les installations et les équipements endommagés par les frappes et évaluer comment reprendre les opérations.

IndustriALL et industriAll Europe adressent leurs plus sincères condoléances aux familles des cinq travailleurs qui ont perdu la vie et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés.

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

« Les travailleurs de Kryvyi Rih ont maintenu cette usine en activité pendant plus de quatre ans de guerre. Cinq d’entre eux ont perdu la vie lors de quatre frappes récentes. ArcelorMittal a salué leur courage et doit désormais honorer ce courage en conservant chaque salarié à son poste et en continuant à verser les rémunérations. Préserver les infrastructures ne suffit pas. Sans ces travailleuses et travailleurs, il n’y aura pas de redémarrage. »

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe, a déclaré :

« Les travailleuses et travailleurs de Kryvyi Rih ont fait preuve d’un courage extraordinaire, en assurant le fonctionnement de l’usine et de leur pays pendant des années de guerre. Cinq ont payé le prix le plus lourd qui soit : leur vie. ArcelorMittal doit soutenir ceux qui restent, en leur garantissant leur emploi et leur salaire pendant la suspension d’activité. Leurs compétences et leur expérience seront indispensables au redémarrage et à la reconstruction de l’Ukraine, ainsi qu’à son avenir au sein de l’Europe. Protéger les infrastructures est vital, mais sans les travailleuses et travailleurs, il ne peut y avoir de redémarrage. »