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Grave répression syndicale en Géorgie

Entreprise minière de premier plan en Géorgie, Rich Minerals Group (RMG), s’en prend à l’affilié de IndustriALL, le syndicat des travailleurs de la métallurgie, des mines et de l’industrie chimique (TUMMCIWG) dans ses activités d’extraction d’or et de cuivre.

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Pendant plusieurs semaines en février, RMG, qui produit plus de 10 pour cent des exportations totales de la Géorgie, a forcé durement un millier de membres de TUMMCIWG à mettre fin à leur adhésion syndicale par une contrainte de plus en plus forte et par un harcèlement.

La répression syndicale a commencé immédiatement après le rappel à la direction par TUMMCIWG de remplir ses obligations prévues dans la convention collective signée le 23 mars 2014 après 40 jours de grève.

Dès la reprise de l’activité minière en décembre 2014, après l’approbation de l’activité minière par le ministère de la Culture et de la Protection des Monuments et par l’Agence nationale de protection de l’héritage culturel, la direction a commencé une campagne de dure répression syndicale contre les membres du syndicat chez RMG Gold et RMG Copper. Le site qui est considéré comme l’un des plus anciens du monde, remonte à près de 5000 ans.

Les représentants patronaux ont forcé les salariés à signer des lettres de démission déjà imprimées. Ces actions visant à faire pression constituent des infractions aux droits inscrits dans les législations nationales et internationales sur les droits de la personne et les droits syndicaux.

Tamazi Dolaberidze, président du TUMMCIWG, a dénoncé l’entreprise dans des appels téléphoniques à plusieurs responsables de haut rang de l’entreprise, en les avertissant que cela pouvait faire l’objet de poursuites selon le droit pénal géorgien. Cependant, la pression continue.

Plusieurs chauffeurs de camions qui avaient refusé de signer leur lettre de démission au début, ont été ensuite forcés de le faire, la direction ayant arrêté le transport du minerai, ce qui les laissait sans travail et sans salaire durant la période de temps mort forcé.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit à la direction de RMG pour lui demander de mettre fin aux infractions à la législation et d’empêcher une nouvelle répression syndicale. IndustriALL a demandé également à RMG de remplir ses obligations prévues dans l’accord signé en mars 2014.

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