17 septembre, 2026Lundi 21 septembre, partout en Allemagne, les salariés du secteur automobile mèneront des actions coordonnées dans une centaine d’usines et de sites de sous-traitance. Plus de deux cent quatre-vingts actions sont planifiées dans l’ensemble des sections locales d’IG Metall sous le slogan « Un avenir, pas de coupes sombres : la solidarité est notre atout majeur ».
En tout lieu, la main d’œuvre est confrontée à la même stratégie patronale : discours de crise, maximisation des profits, fermetures d’usines et pression sur les salaires. Le secteur automobile sert de cas d’école pour l’industrie manufacturière. Les décisions prises détermineront la viabilité des sites de production en Europe ou leur délocalisation vers des pays à bas salaires, le rythme de la transition vers une production durable et la possibilité d’une participation active des membres du personnel quant à l’orientation de leur industrie.
Que réclament les travailleurs ?
Depuis plus d’un siècle, l’industrie automobile allemande se pose en leader mondial en matière d’innovation et de produits de haute qualité mais aussi en termes de conditions de travail, de salaires et de relations sociales fiables et constructives. Le secteur est ensuite entré dans une période de transformation avec l’arrivée des véhicules électriques. Du jour au lendemain, cette situation de leadership s’est muée en crise profonde. Ces entreprises ont tout simplement pris trop de retard dans leurs investissements et l’UE ainsi que les gouvernements n’ont pas su mettre en place les conditions-cadres nécessaires pour rester à la pointe, notamment dans le domaine de la chimie des batteries. En conséquence, le leadership technologique a été conquis par la Chine et des centaines de milliers de travailleuses et travailleurs de l’automobile perdent leur emploi en Allemagne et ailleurs en Europe.
Les salariés de l’automobile et leurs syndicats se demandent pourquoi ils sont les seuls à devoir faire les frais de cet échec.
IG Metall mobilise des dizaines de milliers d’ouvriers contre les stratégies patronales qui privilégient le rendement pour les actionnaires au détriment des investissements dans les usines, les produits et les personnes.
A l’adresse des employeurs :
- des produits pérennes pour les usines
- des investissements sur les sites, pas des gains exceptionnels pour les actionnaires
- le maintien de la semaine de 35 heures
- les réductions de coûts au niveau de la direction et l’administration, pas sur le terrain
À l’adresse du gouvernement :
- un renforcement des mesures de protection commerciale et des exigences en matière de contenu local : tous ceux qui vendent en Europe doivent y produire
- une baisse des coûts de l’électricité et une réduction des formalités administratives
- un soutien financier aux fournisseurs en phase de transition
- un avenir pour la technologie hybride et des droits de douane sur les importations faisant l’objet d’un dumping
- un soutien accru aux industries clés du futur (acier vert, batteries, logiciels)
Témoignez votre solidarité
Nous appelons les affiliés d’IndustriALL à faire preuve de solidarité internationale par le biais
- de lettres ou déclarations de solidarité de votre syndicat adressées à IG Metall
- de messages vidéo de la part des travailleurs ou des dirigeants
- de publications sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Sept21, en taguant IndustriALL et IG Metall
- d’une participation directe si possible
L’action du 21 septembre marque le coup d’envoi d’une campagne européenne plus large qui culminera avec une manifestation devant le Parlement européen à Strasbourg le 24 novembre prochain, date à laquelle le Paquet automobile de l’UE et la Loi sur l’accélérateur industriel seront adoptés.
Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré:
« Partout, les travailleuses et travailleurs sont confrontés au même défi. La solidarité est notre atout majeur : lorsque nous nous unissons, nous gagnons. J’encourage donc chacune et chacun à manifester son soutien de toutes les manières possibles ce 21 septembre. »
