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Le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina, et le Secrétaire général adjoint, Kemal Özkan, avec les signataires d’ENI.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina, et le Secrétaire général adjoint, Kemal Özkan, avec les signataires d’ENI.

Accord d’IndustriALL et d’ENI sur l’amélioration des droits et l’établissement d’un conseil d’entreprise mondial

07.07.2016

IndustriALL Global Union et le géant italien de l’énergie Eni ont renouvelé leur accord-cadre mondial, dont la version actualisée renforce les droits de 33 000 employés directs dans 65 pays, avec l’établissement, entre autres, d’un conseil d’entreprise mondial.

Le premier accord-cadre mondial entre IndustriALL et le groupe pétrolier et gazier italien Eni a été signé en 2002, et renouvelé en 2004 et en 2009. Au cours de ces 15 dernières années, la compagnie a élargi ses activités d’exploration et d’extraction du pétrole et du gaz, de raffinage et électriques à de nouveaux pays réputés difficiles comme l’Algérie, l’Angola, le Congo, l’Egypte, le Ghana, le Kazakhstan, la Libye, le Mozambique, le Nigeria et le Venezuela.

Dans le même temps, la portée et le contenu des accords mondiaux signés par IndustriALL se sont élargis. Aussi, les parties ont convenu qu’il était temps d’actualiser l’accord-cadre.

L’accord-cadre mondial renouvelé, signé le 6 juillet 2016 à Barcelone par Eni, IndustriALL et ses affiliés italiens FILCTEM-CISL, FEMCA-CISL et UILTEC-UIL, renferme entre autres les avancées suivantes s’appliquant à toutes les filiales d’Eni à travers le monde:

  • Les droits de syndicalisation et de négociation collective sont garantis à tous les travailleurs. Eni s’engage à traiter les syndicats de manière positive, à s’abstenir de toute activité antisyndicale et à demeurer complètement neutre à l’égard du choix des employés d’adhérer à un syndicat, d’en rester membre ou de le quitter.
  • Les représentants syndicaux doivent avoir un accès raisonnable au lieu de travail.
  • Il est demandé aux fournisseurs d’ENI de proclamer leur adhésion aux droits de l’homme, et de veiller à ce que leurs sous-traitants se conforment aux mêmes principes. Les violations graves de ces droits conduiront à l’arrêt de la relation.
  • Eni veillera à informer et à former la direction et les travailleurs sur le contenu et la mise en œuvre de l’accord-cadre mondial.
  • Un poste de coordinateur chargé de la mise en œuvre de l’accord-cadre mondial sera créé. Le coordinateur sera nommé par IndustriALL et les trois syndicats signataires de l’accord.
  • Un conseil d’entreprise mondial se réunira tous les ans pour examiner la mise en œuvre de l’accord-cadre mondial. Il sera composé des représentants d’IndustriALL et des syndicats italiens, de cinq membres du Comité restreint du Conseil d’entreprise européen, et de cinq représentants des travailleurs de pays non Européens et des entités d’Eni. Les frais seront payés par la compagnie.
  • Les parties ont convenu de collaborer pour mettre en place un mécanisme de résolution des conflits en cas de violation de l’accord-cadre mondial.

L’accord reconfirme les droits fondés sur les conventions fondamentales de l’OIT, ainsi que sur l’égalité des sexes et des chances, la protection de la maternité, et la non-discrimination.

« Nous sommes satisfaits de constater qu’Eni prend ces mesures, avec IndustriALL et ses affiliés dans le monde entier, pour instaurer une responsabilité sociale d’entreprise sérieuse en partenariat avec la direction et les syndicats », a déclaré le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina.