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Le gouvernement irakien réprimande Falah Alwan en déplaçant son emploi

25.01.2010

L'ICEM a rendu compte (cliquer ici) de la grève des travailleurs du cuir d'Irak qui a trouvé une issue heureuse en décembre et coïncidait avec une autre grève, de moindre durée, dans le secteur de l'habillement et du textile de Bagdad. Les deux groupes de travailleurs concernés relèvent de la Fédération des comités et syndicats de travailleurs d'Irak (FWCUI), une centrale nationale qui compte dans ses rangs deux affiliés de l'ICEM.

En janvier, le ministre des Industries a réagi en faisant, comme il fallait s'y attendre, ce que d'autres ministres irakiens avaient fait avant lui : il a transféré le dirigeant de la grève du textile, le Président de la FWCUI, Falah Alwan, d'une entreprise de l'industrie du coton dépendant de l'Entreprise d'État des textiles, dans une autre entreprise pour le forcer à arrêter ses activités syndicales.

Falah Alwan

L'ICEM condamne une telle pratique et invite les syndicalistes et défenseurs des droits de l'homme du monde entier à protester. Elle signale que, dans le passé, des protestations d'ampleur mondiale ont obtenu un retour en arrière pour d'autres syndicalistes irakiens relégués pour leurs activités syndicales, parmi lesquels des travailleurs portuaires de la Fédération générale des travailleurs irakiens (GFIW) d'Um Asr et huit dirigeants de notre affilié irakien, la Fédération irakienne des syndicats du pétrole (IFOU), dans la région de Bassora.

Veuillez envoyer des courriels que vous rédigerez vous-mêmes au ministre de l'Industrie et des Minerais, Fawzi Hariri, à ces adresses: [email protected] et [email protected], avec copie à l'Entreprise d'État des textiles: http://[email protected].

Les syndicats irakiens sont constamment sous pression, sachant que ni les forces d'occupation ni le gouvernement irakien n'ont abrogé le draconien décret 150 de l'ère de Saddam Hussein, qui interdit les syndicats indépendants dans le secteur public qui englobe presque toute l'économie. Le gouvernement irakien n'a pas non plus promulgué de code du travail digne de ce nom, c’est-à-dire un ensemble de règles équitables et universellement acceptées qui a été élaboré par des Irakiens avec le concours d'experts de l'OIT.