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Une loupe focalisée sur la Biélorussie sur une carte physique d'Europe de l'Est, avec les pays voisins Pologne, Lituanie, Lettonie et Russie visibles

Biélorussie : vingt-cinq personnes libérées, des centaines d’autres restent derrière les barreaux

Zoom sur la Biélorussie : des centaines de personnes emprisonnées pour avoir défendu les droits des travailleurs.

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23 septembre, 2026Le 16 septembre dernier, la Biélorussie a libéré vingt-cinq prisonniers politiques. S’il s’agit là d’une bonne nouvelle, des centaines d’autres personnes restent toutefois privées de liberté, notamment le militant syndical Vatslau Areshka.

Depuis l’élection contestée de 2020, les autorités biélorusses ont systématiquement démantelé les syndicats indépendants et sanctionné les travailleuses et travailleurs pour avoir exercé leurs droits fondamentaux. Tous les syndicats indépendants ont été dissouts, des dizaines de dirigeants et de militants syndicaux ont été arrêtés et emprisonnés.

Vatslau Areshka, politologue et syndicaliste au sein du REP (Syndicat biélorusse des travailleurs de l’industrie radio électronique), a été arrêté en avril 2022. En janvier 2023, il a été condamné à huit ans de prison aux motifs de participation à une organisation extrémiste et incitation à la haine sociale.

Son état de santé s’est gravement détérioré pendant sa détention. Sa vue s’est considérablement affaiblie et il est désormais presque aveugle.

Selon le Centre Viasna des droits de l’homme, huit cent soixante-six personnes sont actuellement reconnues comme prisonniers politiques et restent en détention en Biélorussie. Plus de 8.700 personnes ont été condamnées dans le cadre d’affaires pénales à motivation politique depuis 2020.

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

« Nous saluons la libération des prisonniers survenue la semaine dernière. Mais l’emprisonnement de syndicalistes constitue une violation des droits humains fondamentaux et nous ne baisserons pas les bras tant qu’ils n’auront pas tous été libérés. Se syndiquer n’est pas un crime et nous poursuivrons la lutte pour la liberté syndicale en Biélorussie. »