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Des milliers de membres du Syndicat coréen des métallurgistes se rassemblent en plein air, agitant des drapeaux rouges portant l'inscription 민주노총, avec des travailleur·euses en t-shirts noirs, casques et gilets bleus remplissant une grande place

Grève du KMWU pour les droits de négociation des travailleurs sous-traitants

Membres du KMWU lors d’une manifestation pendant la grève nationale de juillet 2023 (photo d’archive).

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14 juillet, 2026Ce 15 juillet, le KMWU (Syndicat coréen des Métallurgistes), qui représente 180.000 membres, s’est déclaré en grève générale. Ses revendications portent sur l’obligation pour les multinationales de négocier de bonne foi avec les travailleuses et travailleurs sous-traitants qui assurent le fonctionnement de leurs usines.

Cette grève fait suite à un amendement historique apporté à la Loi sur les syndicats et l’adaptation des relations au travail. Pour la première fois, ce texte autorise les salariés sous-traitants à négocier collectivement avec les employeurs principaux qui contrôlent, de facto, leurs salaires et leurs conditions de travail, plutôt qu’avec les seules petites entreprises sous-traitantes qui les emploient officiellement. Depuis l’entrée en vigueur de cet amendement, le KMWU a présenté des propositions de négociation collective dans l’ensemble du secteur métallurgique. En dépit de ce changement de législation, de nombreuses multinationales ont tout simplement refusé de s’asseoir à la table des négociations.

Pour les membres du KMWU, c’est ce refus qui est à l’origine de la grève. Selon une enquête du Ministère coréen de l’Emploi et du Travail, ce segment de la main-d’œuvre ne perçoit que 65,2 % du salaire du personnel sous contrat direct. Et l’écart se creuse : les salaires des travailleuses et travailleurs réguliers ont augmenté de 15,3 %, contre seulement 6 % pour les autres. Les membres du syndicat affirment que les multinationales refusent de partager les bénéfices que les prestataires sous-traitants ont contribué à générer.

Le KMWU fait grève pour :

  • des négociations de bonne foi de la part des employeurs principaux
  • la relance des négociations sectorielles ainsi que la protection de l’emploi et des droits humains à mesure que l’IA est introduite sur les lieux de travail
  • un salaire minimum dans l’industrie métallurgique de 2.608.040 wons (1.716 dollars) par mois
  • une augmentation forfaitaire du salaire de base de 149.600 wons (98 dollars) par mois

« Le mouvement syndical international entend le message des travailleurs sous-traitants coréens »

a déclaré Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL.

« Le droit à la négociation collective est fondamental et doit être respecté en tant que tel. Nous nous engageons à soutenir nos collègues dans leur lutte pour le droit à la négociation collective et à des salaires décents. Nous porterons le combat contre le travail précaire en Corée à l’attention des travailleuses et travailleurs du monde entier. »