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Car battery with jumper cable clamps attached to terminals

La grève du NUMSA oblige First Battery à revoir ses plans de licenciement

Batterie automobile rouge et noire : Shutterstock

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6 août, 2026Une grève de dix-sept jours au sein d’une usine de batteries automobiles située à East London, en Afrique du Sud, s'est soldée par un accord amélioré. Celui-ci prévoit désormais une révision des critères de sélection et la tenue d'un « indaba » conjoint quant à l'avenir de l'entreprise.

Le contenu de la lettre de licenciement adressée à 125 salariés de l’usine de First Battery située à East London était sans équivoque : une indemnité de départ standard, une date fixe et peu de marge de négociation pour le syndicat.

Cependant, le 2 juillet dernier, le NUMSA (Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud), affilié à IndustriALL et représentant la majorité du personnel de l’usine, a immédiatement lancé un préavis de grève de 48 heures. Dix-sept jours plus tard, soit le 22 juillet, Metair, propriétaire de First Battery, a signé un protocole d’accord. Ce document améliore les conditions proposées aux salariés et exhorte la direction à examiner la manière dont les sélections en vue des licenciements ont été effectuées.

Le dispositif révisé maximise les conditions de licenciement. L’indemnité de départ passe à trois semaines de salaire par année de service accomplie pour les six premières années et à une semaine par la suite, en plus d’une somme forfaitaire à titre gracieux de 70.000 rands (4.292 dollars) pour chaque personne licenciée. Les salariés resteront inscrits sur les listes de paie et percevront l’intégralité de leur salaire jusqu’au 31 juillet. En outre, ils ont droit à des primes au prorata, à leurs congés accumulés, à des primes d’ancienneté et à une indemnité de licenciement. Metair se fait fort d’accélérer ces versements.

Deux dispositions vont au-delà des licenciements immédiats. Premièrement, la direction doit enquêter sur les griefs spécifiques concernant la manière dont les membres du personnel ont été sélectionnés en vue des suppressions d’emplois, notamment l’application du principe « dernier entré, premier sorti » et les allégations selon lesquelles les critères de maintien des compétences n’auraient pas été appliqués de manière équitable. Deuxièmement, si l’entreprise envisageait de nouvelles réductions d’effectifs à l’issue d’un bilan opérationnel de deux mois, elle serait tenue de proposer tout futur processus de départ volontaire aux mêmes conditions renforcées que celles prévues dans le protocole d’accord.

Le texte incite également la direction de Metair à organiser un « indaba » (conférence) de deux jours avec le NUMSA. Idéalement, cette réunion se tiendra lors d’un week-end afin de ne pas perturber la production. L’entreprise y présentera sa stratégie et écoutera les propositions émanant du personnel de terrain. Le recours à un facilitateur externe est également envisagé.

Le NUMSA a suspendu la grève une fois l’accord signé et les travailleuses et travailleurs ont repris leurs horaires habituels dès le 23 juillet. Ceux qui sont retournés à leur poste à cette date ont pu bénéficier d’une avance de 2.000 rands (123 dollars) destinée à couvrir leurs frais de transport. L’accord conclu par le NUMSA en tant que représentant majoritaire au sein de l’usine s’impose à tous les membres du personnel concernés, conformément à la Loi sur les relations de travail. Cette disposition s’applique indépendamment de l’appartenance syndicale individuelle.

Le Secrétaire général du NUMSA, Irvin Jim, a déclaré que ce résultat était le fruit d’une action collective.

« Grâce à l’action unifiée et militante des travailleuses et travailleurs, combinée à une solidarité sans faille, ensemble nous avons contraint la direction à céder »

a-t-il affirmé, ajoutant que le syndicat « se battra sans relâche pour défendre et faire progresser les intérêts de la classe ouvrière ».

«Nous soutenons le NUMSA dans sa lutte pour l’emploi. Préserver les postes de travail est essentiel en cette période où le secteur sud-africain des composants automobiles subit une pression soutenue due à la faiblesse de la demande intérieure, à la concurrence des pièces importées et à la lenteur de la mise en place de valeur ajoutée locale»

a indiqué Paule-France Ndessomin, Secrétaire régionale d’IndustriALL pour l’Afrique subsaharienne.