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Des membres de la CDT défilent avec une bannière jaune lors d'une manifestation à Casablanca, juin 2026

Maroc : des manifestations syndicales rassemblent des milliers de travailleuses et travailleurs à travers le pays

Manifestations de la CDT à Casablanca. Illustration : CDT

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9 juillet, 2026La Confédération démocratique du travail (CDT) persiste à organiser des manifestations en faveur des droits sociaux des travailleuses et travailleurs, exhortant le gouvernement à respecter ses engagements envers ces derniers.

Le dimanche 28 juin dernier, à l’initiative de la CDT, la classe ouvrière marocaine a pris part à une grande marche nationale de protestation à Casablanca.

Les manifestants ont dénoncé la politique sociale du gouvernement et la hausse constante des prix. Ils se sont également élevés contre l’effondrement du pouvoir d’achat, le refus d’augmenter les salaires et les retraites ainsi que les restrictions persistantes aux libertés syndicales.

Des marches régionales organisées par la CDT ont également eu lieu à travers tout le pays, le dimanche 17 mai dernier, pour réclamer une augmentation immédiate des salaires et des retraites, la fin de l’érosion du pouvoir d’achat et le respect des engagements sociaux. Les participants ont accusé les employeurs de restreindre l’activité syndicale et la CDT a dénoncé le caractère purement formel du dialogue social, appelant à des mesures concrètes en matière de salaires, de retraites, de fiscalité, de protection sociale et de conditions de travail.

Khalid Houir Al-Alami, Secrétaire général de la CDT, a déclaré :

« La situation sociale au Maroc est préoccupante et nécessite une intervention urgente pour faire face à l’impact de la crise économique sur le pouvoir d’achat des salariés et de la population en général. Ces manifestations traduisent le rejet par les travailleuses et travailleurs de politiques publiques qui n’ont pas répondu à leurs revendications fondamentales, au premier rang desquelles figurent une augmentation salariale, une révision de l’impôt sur le revenu et le respect des engagements sociaux. »

Il a ajouté que le Maroc traverse une crise sociale qui met en péril la sécurité sociale, caractérisée par un coût de la vie élevé, un pouvoir d’achat en baisse et une hausse du chômage chez les jeunes. Il estime que les droits syndicaux sont bafoués par des employeurs qui s’opposent à la syndicalisation.

Nouvelle marche nationale alors que la crise du coût de la vie s’aggrave

Fort de cette dynamique, le CDT a annoncé une nouvelle marche nationale de protestation à Casablanca, ce dimanche 12 juillet, afin de continuer à dénoncer la détérioration de la situation sociale et l’aggravation des difficultés qui touchent de larges pans de la société marocaine.

Cette escalade s’inscrit dans un contexte de hausse continue des prix des biens et services de première nécessité. Le prix de la viande rouge a atteint des niveaux sans précédent et celui du carburant reste une autre préoccupation majeure compte tenu de son impact direct sur les coûts de transport et, plus largement, sur le prix des denrées.

La CDT a indiqué que cette nouvelle marche dénonce l’échec des cycles successifs de dialogue social à répondre aux revendications fondamentales des salariés et le report systématique de questions urgentes, au premier rang desquelles figurent une augmentation générale des salaires et des retraites, la réforme de l’impôt sur le revenu et le respect des engagements sociaux précédemment convenus.

Le syndicat a également critiqué un vote récent de la Chambre des Conseillers, la deuxième chambre parlementaire du Maroc : celle-ci a rejeté des projets de loi qui auraient plafonné les prix de l’essence et du gazole et conduit à la réouverture de la raffinerie de pétrole de Samir, arguant que cela aurait renforcé la sécurité énergétique nationale.

La CDT a en outre blâmé les restrictions croissantes aux libertés syndicales et au droit de grève, condamnant les poursuites judiciaires engagées contre des syndicalistes. Dans le chef de ses dirigeants, la marche à venir constitue un nouvel appel en faveur de politiques visant à protéger le pouvoir d’achat et à renforcer la justice sociale pour les travailleuses et travailleurs marocains.

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, a déclaré :

« Ce que veulent nos affiliés marocains est légitime. Les inégalités se creusent dans le monde entier, y compris au Maroc. Cela ne peut plus durer, il faut que les choses changent. IndustriALL se veut pleinement solidaire de ses collègues marocains dans la lutte qui est la leur. »